TV hebdo
Retranscription de Stéphanie Morel


Complice de Jean-Jacques Goldman, le guitariste aidera les pensionnaires à révéler leur personnalité.

Depuis plus de trente ans, il écume les routes avec ses guitares et n'a plus rien à prouver. On peut alors se demander ce qui a poussé un artiste aussi comblé que Michaël Jones à s'enfermer avec les jeunes pousses du Château au poste de "répétiteur".

Michel Perrot : Pourquoi avez-vous accepté cette mission ?

Michaël Jones : J'ai pris cela comme un défi. On m'a souvent demandé ce que je pensais de la Star Academy et je répondais toujours que cette émission différait des autres programmes de télé-réalité car ses gagnants se voient offrir une vraie proposition de carrière. S'ils sont bons, ils peuvent ensuite y arriver, c'est le cas de Jenifer ou d'Emma Daumas. Cela dit, je trouvais aussi qu'on y fabriquait de superchanteurs de bal, mais qu'on négligeait de les aider à développer leur créativité. TF1 a dû lire ces interviews avant de me proposer de développer la personnalité artistique de ces jeunes chanteurs et je ne pouvais donc pas refuser !


Michel Perrot : TF1 a-t-elle changé la formule de Star Academy pour contrecarrer le succès d'A la recherche de la nouvelle star, sur M6 ?

Michaël Jones : TF1 n'a plus le droit à l'erreur car M6 a mis la barre un peu haut avec A la recherche de la nouvelle star. La Une a ainsi intégré un vrai producteur de spectacles, Gérard Louvin, un artiste comme moi et les piliers de base, Oscar Sisto, Mathieu Gonet ou Kamel Ouali, tous très bons dans leur domaine.


Michel Perrot : Dans le show-business de plus en plus formaté, les élèves de la Star Ac ne sont-ils pas obligés de masquer leur propre personnalité ?

Michaël Jones : Il a pu y avoir une sorte de formatage dans les précédentes éditions, mais il n'était pas voulu si ce n'était par l'urgence. Les élèves ne savaient même pas le mercredi ce qu'ils allaient chanter le samedi. Il faudrait se procurer ces mélodies en amont pour que les jeunes puissent se les approprier.


Michel Perrot : Quelle différence faites-vous entre Star Academy et les Rencontres d'Astaffort, lancées par Francis Cabrel pour des chanteurs animateurs et auxquelles vous participez ?

Michaël Jones : Astaffort est avant tout un lieu de rencontres pour écrire ses propres morceaux et Star Academy peut permettre ensuite de les faire connaître. C'est un piédestal. Ce fut le cas pour Michal.


Michel Perrot : Vous deviez sortir un album, Prises et reprises. Sera-t-il repoussé ?

Michaël Jones : Je n'ai plus qu'à terminer le mixage, mais je n'ai pas encore trouvé la maison de disques qui accepterait mes conditions.


Michel Perrot : Vous possédez des dizaines de guitares. Etes-vous collectionneur ?

Michaël Jones : Chaque guitare a un son particulier. Dès que je n'en utilise plus une, je la revends à un prix raisonnable. Si un instrument reste posé dans un coin, il meurt.