| [Avant propos de Géraldine : Avant que vous ne lisiez l'interview qui suit, juste quelques précisions sur les circonstances de l'interview… J'ai eu la chance de connaître Michael Jones suite au concert de Fredericks-Goldman-Jones à Ouveillan, le 04 août 1995, pour les " Vendanges du cœur ". De plus, j'ai, notamment, revu Michael Jones lors de sa propre tournée des pianos-bars suite a la sortie de son album " A consommer sans modération – 12% blues ". C'est un homme d'une très grande gentillesse, a l'image de son ami de longue date : Jean-Jacques Goldman. Suite à ça, il a accepté que je l'interviewe pour Radio Maguelonne, avant le concert de Jean-Jacques Goldman au Zénith de Montpellier, le 26 avril 1998… Devant son bol de potage, il a donc accepté, en toute simplicité, de répondre à mes quelques questions… Nous l'en remercions au nom de Radio Maguelonne. Bonne lecture !] ---------------------------------- Géraldine Gauthier : Bonsoir Michael. Michael Jones : Bonsoir. Géraldine : Tu viens de sortir un nouvel album, il n'y a pas très longtemps, qui s'appelle " A consommer sans modération " et, donc, suite à ça, tu as fait une tournée. Une petite tournée dans les pianos-bars où nous sommes venus te voir. Donc, voilà, j'ai quelques questions à te poser…> Depuis plusieurs années tu parles de ton désir d'enregistrer un album de reprises avec des chansons qui t'avaient marqué. Or, sur ton album " A consommer sans modération " sorti l'an dernier, tous les titres sont nouveaux excepté " vivre pour mourir " qui est une adaptation de Winter. Ton premier projet est abandonné ? Temporairement ou définitivement ? Michael Jones : Non. C'est pas abandonné définitivement. Il se trouve que j'avais commencé cet album et j'étais pas très content du résultat. Voilà. Il y avait deux titres que j'aimais beaucoup sur ces reprises. Il y avait " Dying to live " que j'ai traduit et que j'ai mis sur mon album. Et une autre chanson qui s'appelle " Bring it on home to me " qui est sur l'album " Guitare attitude ". Mais j'étais pas très très content du résultat, c'est pour ça que je l'ai pas sorti. Géraldine : On sait que l'an dernier tu as fait une tournée des pianos-bars très intime et très appréciée. Projettes-tu de faire de nouvelles dates après la tournée avec Jean-Jacques Goldman ou as-tu d'autres projets ? Michael Jones : Il va falloir que je fasse un autre album. Et donc il sera suivie par une autre tournée, bien sûr. Mais peut-être un peu moins grand que les pianos-bars. C'était extrêmement difficile. C'était très lourd quoi. On faisait tout. On était cinq. On arrivait à deux heures du matin, on partait à quatre heures du matin épuises donc c'était très dur. Géraldine : Et l'album, ça serait pour quand ? Michael Jones : Probablement pour septembre. Géraldine : Septembre, d'accord. Michael Jones : 99. Géraldine : 99 ? Michael Jones : Oui. 99. Parce qu'on est en tournée avec Jean- Jacques. La tournée avec Jean-Jacques va durer à peu près jusqu'à fin décembre. Géraldine : Et donc… album, tournées,… Les fans songent déjà au prochain album. Donc, c'est ce dont tu viens de me parler. Seras-tu sur le prochain album de Jean-Jacques Goldman ? Michael Jones : Ah, il faut lui poser la question tout-à-l'heure ! Géraldine : D'accord. On sait que tu es un grand amateur de guitares et un grand guitariste, d'ailleurs… Michael Jones : De vins aussi. Géraldine : De vins aussi, oui. Et de bières. Ça viendra plus tard. Alors les questions qui nous viennent naturellement à l'esprit c'est : combien de guitares as-tu ? et, laquelle, lesquelles, préfères-tu ? Michael Jones : Je ne sais pas combien de guitares j'ai. Là, sur la tournée, je dois avoir neuf instruments. Neuf instruments parce qu'il n'y a pas que les guitares. Et je sais pas… J'en ai pas tant que ça. Je dois avoir une vingtaine de guitares. Mais j'ai pas de… Si ! J'en ai une qui est vraiment ma préférée, c'est une Gibson… C'était ma première belle guitare que j'ai, qui est à la maison. C'est une Gibson 355. Mais c'est pas forcément celle sur laquelle je préfère jouer. Je préfère jouer sur la guitare qui a le son qu'il faut pour… quand je veux. Voilà. Donc ça dépend. Je change de guitare souvent. Géraldine : Y a-t-il des morceaux que tu préfères jouer et, à l'inverse, ceux qui te gonflent ? Michael Jones : Là, sur le spectacle ou en général ? Géraldine : En général. Michael Jones : Ceux qui me gonflent je les joue pas. Géraldine : D'accord. Et celles qui te plaisent particulièrement ? Michael Jones : Ça dépend des jours. C'est jamais les mêmes. Il y a plein de chansons… La, par exemple aujourd'hui, on a fait une balance. Au lieu de faire les chansons qu'on a l'habitude de faire on a fait autre chose. Donc ça dépend des jours. Géraldine : D'accord. Et aujourd'hui par exemple ? Michael Jones : Ce soir ? Ah mais je sais pas ! Il n'y a qu'après qu'on sait. C'est quand on est dedans. (…) Géraldine : (…) Suite à la participation de jeunes qui participent a ton album " A consommer sans modération ", as-tu l'envie de créer un atelier comme celui de Francis Cabrel pour aider des jeunes a se lancer ? Michael Jones : Moi je pense pas que j'ai la carrure pour faire quelque chose comme ca. Je ne suis pas assez connu. Fallait que ce soit quelqu'un comme Francis pour faire ça. Mais j'y participe avec Francis Cabrel donc… Lui, il avait les moyens de construire cette structure. Parce que c'est ça qui est lourd. Et donc, maintenant, c'est quelque chose qui existe. Moi, quand je suis libre, chaque fois j'y vais. Géraldine : Et le monter avec Jean-Jacques par exemple ? Michael Jones : Jean-Jacques est quelqu'un d'extrêmement occupé. Et, à mon avis, peut-être qu'un jour il ira à Astaffort. Il y est allé déjà parce qu'on a fait le premier. C'était pendant la tournée des campagnes. Géraldine : Oui. Michael Jones : Mais… Francis est quelqu'un qui se préoccupe beaucoup plus de ses propres chansons donc il a beaucoup plus de temps libre que Jean-Jacques. Géraldine : Alors tu as été membre de Tai Phong où tu as, d'ailleurs, rencontré Jean-Jacques Goldman parce que tu devais le remplacer en tournée. Tu as joué dans d'autres groupes comme " Urban District Council Dib Dob Band ", " Weekend Millionnaire " et " Gulfstream ". Michael Jones : Mmh. Géraldine : Gardes-tu des contacts avec les membres des groupes, hormis Jean-Jacques Goldman ? Et, si oui, aimerais-tu en retrouver certains pour faire un bœuf voire plus : album, scène, etc. ? Michael Jones : Bah… " Urban District Council Dib Dob Band " c'était à Welshpool. Et, il y a deux ans, pendant le tournoi des cinq nations, Jean-Jacques et moi on est allé voir le match et après je l'ai amené chez moi, à Welshpool. Et on a rencontré les musiciens de mon ancien groupe et on a sorti les guitares sèches et on a fait le bœuf. Voilà. Géraldine : D'accord. Michael Jones : Et en ce qui concerne " Week-end Millionnaire ", le groupe n'existe plus mais les musiciens que j'ai rencontré dans " Week-end Millionnaire " qui étaient Jean-François Gauthier et Lance Dixon, après, ont fait partie de l'orchestre de Jean-Jacques. Voilà. Géraldine : Et un projet avec ces musiciens que tu as rencontré avant ou pas ? Enfin, tu as d'autres projets de les retrouver sur album, tournée ou… ? Michael Jones : Bah la plupart ont arrêté de jouer. Lance, il joue encore un peu. Mais il fait surtout pilote maintenant. Jean-François Gauthier a arrêté de jouer de la batterie. Maintenant il s'occupe de l'acoustique pour d'autres artistes. Et mes potes de Welshpool ils jouent pour le fun mais ils n'ont plus de projets musicaux. Géraldine : En parlant de faire un bœuf, si on te proposait de faire le bœuf idéal à ton sens. Avec quelle personne vivante ou disparue choisirais-tu ? Et quel(s) morceau(x) choisirais-tu d'interpréter ? Michael Jones : Je sais pas… " Je t'aime moi non plus " avec Brigitte Bardot… Euh… A l'hotel Crillon, par exemple. Je sais pas ! Je déconne… (rires.) Franchement, ils sont trop nombreux. Ils sont vraiment trop nombreux. Evidemment, Hendrix et " stily cat (? ? ?) " mais ça, c'est les morts. Euh… Paul Mc Cartney. Et encore, je ne sais pas si vraiment… Eric Clapton, des gens comme ça , ça me… Oui, ça me plairait. Mais c'est pas évident que je me sentirais très à l'aise. J'ai eu l'occasion de jouer avec des grands musiciens, depuis, donc… je sais pas. C'est pas un fantasme en tout cas. Géraldine : Et les morceaux, ça serait… ? Michael Jones : Enfin, je dis le fantasme c'est plutôt Brigitte Bardot quand elle était jeune, hein ? ! Voilà. (rires.) Géraldine : Et as-tu envie, comme le fait Jean-Jacques, d'écrire ou de composer pour d'autres interprètes que toi-même ? Et si oui, as-tu un exemple ? Michael Jones : Je l'ai déjà fait puisque j'ai participé à l'écriture de quelques chansons dont " J'oublierai ton nom " de Johnny. Là, j'ai fait celui-la. Je suis en train de faire une chanson pour Carole. Ça m'arrive, ça m'arrive de travailler avec d'autres chanteurs. Géraldine : J'ai entendu parler de Gérald des G-Squad. C'est vrai ou pas ? Michael Jones : Alors Gérald c'est… Il n'a pas demandé. Enfin il m'a demandé des chansons, donc je lui ai fait écouter quelques chansons. Il y en a une qui lui plaisait, et je lui ai donc envoyé. C'est pas sûr qu'il la fasse. Mais, par contre, il voulait absolument chanter " Oublié " et moi j'ai dit qu'il n'y avait aucun problème. D'ailleurs, il avait même pas à me demander. Et il a eu la correction de me demander donc c'est très bien. Bon. Géraldine : On sait que la bière est une de tes passions. Le vin aussi. Etant Gallois on ne peut que te comprendre. N'aurais-tu pas envie de créer ta propre bière un peu comme dans la lignée de ce qu'a fait Robert Charlebois au Québec ? Michael Jones : L'avantage c'est que Charlebois il est arrivé au Québec avec des recettes de bières qui n'existaient pas là-bas comme le Blanche. Là, en Europe c'est très difficile d'innover et de faire quelque chose de mieux. Donc créer une marque de bière aujourd'hui en France ou en Europe ça sera très difficile. On a tellement de bonnes bières… Peut-être une cuvée spéciale pour moi, un jour, mais… nan. Nan, je ne pense pas. Géraldine : Et c'est quoi tes vins préférés ? Michael Jones : alors ça dépend ce que je mange. Mais bon, mon vin rouge préféré est un Romanée Saint-Vivant. Voilà. Géraldine : La bière préférée ? Michael Jones : La meilleure bière pour moi au monde elle s'appelle " Double Dragon ". Ça vient du Pays-de-Galles. Et il y a " nouka Sebone " (< ? ? ?), c'est pas mal aussi. Mais en France, la meilleure bière française s'appelle Jeanlain. Géraldine : Ah ! Une question subsidiaire d'un ami qui voulait que je te la pose… Michael Jones : Je gagne quoi ? Géraldine : Euh… (rires). Il voulait savoir, à mon avis je connais la réponse, il voulait savoir si des fois tu aidais Jean-Jacques à composer des morceaux de guitare bien… bien emballés. Michael Jones : Non, non, non. Il se débrouille tout seul. Oui, oui, non. Ce que Jean-Jacques a envie de faire à la guitare, il le fait. Jean-Jacques a plutôt tendance à me demander : " Je veux un son comme ça. Est-ce que tu peux m'aider ? " Mais pas pour le jeu. Géraldine : Quels sont les artistes du moment que tu apprécies plus particulièrement ? Michael Jones : Alors euh… Dans les jeunes, les jeunes, les jeunes ? Les nouveaux ? Il y a les filles " All Saints " là, c'est génial. Purple head c'est vachement bien. Il y a vraiment… Comment elle s'appelle la belle Italienne ?… C'est pas une Italienne. Une grande brune que j'arrive pas à dire son nom ? " Umbrun " ? " Unbrune " ? Damien de RADIO MAGUELONNE : " Imbruglia " ? Michael Jones : Voilà. Voilà, c'est ça. Bon, j'arrive pas à prononcer son nom, ça c'est vachement dur. Il y a un jeune groupe vocal français qui joue bien qui s'appelle LaVoix. C'est vraiment bien. J'ai passé une soirée avec eux, c'est vraiment des grands grands chanteurs. Bah voilà… Qu'est-ce que j'ai écouté d'autre dernièrement ? Le dernier album de Sinclair qui est un chef-d'œuvre. Bon, voilà pour le moment. Si, il a Jewel, ça c'est vachement bien. Jewel c'est une petite Anglaise qui chante à la guitare sèche. Ça c'est sympathique. Géraldine : Je te remercie Michael et puis au plaisir de te revoir bientôt. Peut-être à Nîmes ou à Béziers ? Michael Jones : Cet été à Béziers, pourquoi pas, hein ? Géraldine : Avec plaisir. Merci Michael. Au revoir. Michael Jones : Au revoir. |