| Présentatrice : Michael Jones, bonjour. Michael Jones : Bonjour. Animatrice : C'est une grande joie de pour nous de vous recevoir aujourd'hui. Michael Jones : Bah, c'est une grande joie d'être là. Animatrice : Goldman, Fredericks, Jones, on a du mal à les séparer, le nom est connu aussi grâce à ça quand même ? Michael Jones : Bien sûr. Un petit peu avant Fredericks Goldman Jones, c'était "Je te donne", en fait qui… Animatrice : C'était Goldman - Jones. Michael Jones : Voilà. Animatrice : Oui. Oui. On peut presque dire "bienvenue chez vous…" Michael Jones : Moui. Animatrice : Presque. Michael Jones : Oui. Animatrice : Parce que, vous venez souvent dans la même région. Vous avez des amis. Michael Jones : Bah, il y a surtout trois de mes musiciens qui habitent à Nantes. Animatrice : Mm… Michael Jones : Oui, on vient souvent. On a répété ici, d'ailleurs . Il y a une infrastructure qui est très bien à Nantes. Ça s'appelle le "Trampolino ». Animatrice : Oui. Michael Jones : Je trouve que c'est très bien, je trouve qu'il y a des initiatives culturelles qui se passent très bien à Nantes. Il y a beaucoup d'endroits, aussi, où on peut jouer. La tournée qu'on fait, c'est une tournée cafés - concerts et j'en connais deux déjà. C'est le "Paddy Dooley » où on va jouer demain et il y a la "Maison de la bière" aussi à côté de la gare. Animatrice : Et le public nantais est plutôt chaleureux ? Michael Jones : Oui ! Animatrice : Oui ? Michael Jones : Oui. Animatrice : Si vous êtes… Michael Jones : Ils sont surtout nombreux, c'est ça qui est bien. Animatrice : Voilà. (rires) Donc, du coup, chaleureux aussi. Michael Jones : Voilà. Animatrice : Si vous êtes invité aujourd'hui, c'est parce que vous venez de sortir un nouvel album… Michael Jones : Oui. Animatrice : Qui s'appelle "12% blues". Michael Jones : Oui. Animatrice : Et justement… Michael Jones : En fait ça s'appelle "A consommer sans modération" et c'est marqué sur la pochette "12% de blues". Animatrice : Ça, c'est un sous–titre, alors ? Michael Jones : Oui, c'est le sous-titre. Animatrice : Michael Jones, vous restez avec nous jusqu'à midi, bien sûr, nous parlerons de votre album et puis… de votre carrière, déjà, avec, entre autres, Jean-Jacques Goldman puisque il y a eu d'autres choses aussi. Direction la Loire pendant quelques minutes… Michael Jones : C'est normal, on est au bord de la Loire quand même. Animatrice : Exactement. Avec Alain Chaillot. (…) Animatrice : L'estuaire de Nantes, c'est beau d'ici, à bord de la "Pipente 2". ["Le temps fait mentir"] Animatrice : "Le temps fait mentir", Michael Jones, extrait de l'album « A consommer sans modération". Nouvel album qui vient de sortir, Michael Jones est notre invité sur Radio-France Loire-océan. Je le disais tout-à-l'heure, vous êtes un petit peu de la région et, vous avez un accent, hein ?… Michael Jones : Oui, légèrement, pas nantais hein ? ! Animatrice : Oui, non. Pas trop. [rires] Pourtant, il y a longtemps que vous êtes en France ? Michael Jones : Euh… 25, 26 ans. Oui. Animatrice : Mais on garde toujours cet accent, c'est normal ? En plus, vous y retournez peut-être de temps en temps au Pays de Galles. Michael Jones : Oui, donc je suis celte, je fais partie de vos ancêtres. Animatrice : [elle marmonne]. Je vous salue bien bas. Michael Jones : Bah, ça dépend si on considère Nantes comme breton ou non, hein ? Pour la radio, vous êtes breton. Administrativement, non. Mais bon… Et les Bretons sont des descendants des Gallois. Voilà. Animatrice : Bah…voyez. Ça fait de beaux résultats, non ? Michael Jones : Bah oui. Animatrice : [rires] Euh… je disais, tout à l'heure, vous avez… vous êtes arrivé en France à l'âge de 19 ans. Michael Jones : Oui. Animatrice : Pourquoi vous êtes parti de là-bas ? Au départ, c'était juste comme ça ? Pour découvrir un peu la France ? Michael Jones : Alors faut que je retrace mon histoire un peu plus loin. C'est que mon père est venu en vacances en France sur les plages de Normandie, le 6 juin 1944. C'est dans quelques jours d'ailleurs, dans 3 jours. C'est l'anniversaire de venue de mon père en France. Voilà. Et comme il y avait des gens, en face, un petit peu habillés en vert de gris qui voulaient pas qu'il aille plus loin, il a rencontré ma mère en Normandie. Animatrice : C'est vrai ?! Michael Jones : Voilà. Animatrice : Mais dites, est-ce qu'il a été… parce qu'il paraît que, justement, beaucoup d'Anglais, d'Américains, sont tombés amoureux des Françaises, bon ça c'est tout à fait normal, mais c'est surtout parce qu'ils tombaient tellement vite et tellement mal, souvent, qu'ils avaient une cheville de cassée et autres, et du coup, ils restaient quelques semaines… dans… Michael Jones : …choyés par les jeunes Françaises. Animatrice : Voilà ! Michael Jones : Non, mais ça… Animatrice : Est-ce que c'était le cas de votre père ? Michael Jones : Non parce que mon père était sapeur donc son boulot, c'était de déminer les plages. Animatrice : Oui. Michael Jones : Donc je crois… je sais pas exactement, mais je pense qu'il a dû être… débarqué en sous-marin ou quelques chose comme ça avant le débarquement. Animatrice : Ah d'accord. Michael Jones : Voilà. Et, bon, après son travail était plus ou moins fini et, bon, il était dans la région de Caen, donc… ça n'a pas bougé pendant longtemps, pendant qu'ils… parce que le but c'était, les Anglais retenaient les Allemands à Caen pendant que les Américains faisaient le tour par Arromanche, etc… [coupure : si vous avez le passage manquant, merci de me contacter] Michael Jones : Moi, je venais de terminer mes études, j'ai dit "j'ai rien d'autre à faire et je pensais que ça durerait six mois et… bon, j'suis toujours là. Animatrice : Vous y retournez ? Parce que là, vous habitez en France, maintenant ? Michael Jones : Oui, j'habite à Lyon. Animatrice : Oui. Et vous y retournez de temps en temps ? Vous vous sentez plus anglais ou plus français, maintenant ? Michael Jones : Je suis européen. Moi, je suis celte. Animatrice : Oui. Michael Jones : Je me sens plus celte. Voilà. Animatrice : C'est-à-dire ? Michael Jones : Bah, parce que moi les frontières administratives, j'y crois guère. Plutôt dans les frontières culturelles. Animatrice : Oui. Michael Jones : Donc, si je m'attache à quelque chose, ça sera ma culture. Donc ma culture celte. Animatrice : Hmm hmm. Michael Jones : Sinon, je trouve que les autres frontières n'ont plus lieu d'être aujourd'hui. Animatrice : Qu'est-ce que vous avez… Michael Jones : Enfin, les autres frontières européennes, je veux dire. Animatrice : Qu'est-ce que vous avez de français ? Est-ce que vous vous sentez quand même un peu français ? Maintenant, ça fait quand même 25 ans que vous vivez en France. Michael Jones : Ah oui, non mais totalement. Mais pas plus français qu britannique, que allemand, que… je trouve que maintenant, c'est, c'est, … c'est révolu cette époque, hein ? Les petits pays européens, maintenant c'est fini. Animatrice : Alors, votre côté français, c'est quoi ? Vous aimez le camembert, le bon vin, euh… Michael Jones : J'aime la France parce que c'est un pays merveilleux, c'est le seul pays que je connais où, en faisant très peu de kilomètres, on change totalement de paysage. Et il y a vraiment tout en France, il y a la chaleur dans le sud, il y a les montagnes, il y a les plaines, il y a… euh… Allez visiter le Lubéron, par exemple, c'est fantastique ! C'est féerique, cette région ; Donc, euh… La France est le seul pays que je connais où, en faisant quelques heures de voitures, on change totalement de paysage. Animatrice : Hmm. Michael Jones : Euh… non, c'est… En plus, sans compter le vin, la bonne nourriture et tout le reste… Et la culture française, bien sûr ! Animatrice : Vous disiez, tout-à-l'heure, en 71, vous avez rencontré un groupe. Quelques années après vous avez rencontré un autre groupe qui a été très important… Michael Jones : Taï Phong, oui. Animatrice : Taï Phong. Michael Jones : Hmm hmm. Animatrice : Avec euh… Jean-Jacques Goldman. Michael Jones : Voilà. Animatrice : C'était vraiment la première rencontre, ça remonte à… à un moment ! Michael Jones : Euh… 77. Animatrice : 77 exactement. Michael Jones : Voilà, oui. Animatrice : Euh… Ça s'est passé comment cette rencontre ? Michael Jones : Bah, la rencontre avec Jean-Jacques, en fait, ça faisait déjà plus d'un an que j'étais avec Taï Phong. Animatrice : Oui. Michael Jones : Parce que, en fait, je suis rentré dans le groupe Taï Phong pour le remplacer. Et… Parce que Jean-Jacques ne voulait pas faire de scène. Et, en fait, ce qui s'est passé, c'est que… on a fait une tournée, sans Jean-Jacques. Et… Jean-Jacques était resté dans le groupe en tant que compositeur. Animatrice : Hmm hmm. Michael Jones : Et… On avait une réunion pour sortir un disque et, donc, Jean-Jacques était là et c'était la première rencontre et ça à fait "tilt" tout de suite, quoi. Animatrice : Et depuis ? Michael Jones : Bah, finalement, donc, je suis resté dans le groupe, Jean-Jacques aussi et on a viré le bassiste. [rires] Animatrice : Et maintenant, "copain comme cochons ? Michael Jones : Voilà. ["Sister Jane" 1993] Animatrice : Là, c'est Jean-Jacques Goldman, dans ce groupe Taï Phong, « Sister Jane", grand succès de Taï Phong dans les années 70 avec Michael Jones ! Michael Jones : Non, en fait, à l'époque de "Sister Jane", j'y étais pas. Animatrice : Ah bon ? ! Michael Jones : Je suis rentré juste après. Voilà. Moi, je suis juste… On a un simple et j'ai fait le dernier album. Mais… les deux premiers… En fait, je suis rentré dans le groupe à la sortie du deuxième album. Voilà. Animatrice : Michael Jones qui est notre invité sur Radio-France Loire-Océan, 11 heures 47. L'album vient de sortir. Un album solo, cette fois, qui s'appelle "A consommer sans Modération". Michael Jones : Voilà. Animatrice : Vous avez décidé de le faire presque tout seul, celui-là ? Michael Jones : Bah, il y a les trois Nantais déjà qui jouent dedans. Animatrice : Hmm. Michael Jones : Euh… Et j'ai pas voulu écrire avec Jean-Jacques, oui. Animatrice : Oui ? Michael Jones : Parce que, dès qu'on travaille ensemble ça ressemble trop à Fredericks-Goldman-Jones et comme je voulais un petit peu différent, j'ai préféré que ce soit que moi. Animatrice : Oui . Vous aviez pas envie , alors vous qui créez, qui composez avec lui, vous n'avez pas eu envie que, cette fois, ce soit du Goldman-Jones, justement, mais rien que pour vous ? Parce que habituellement c'est toujours pour lui. Michael Jones : Non, bah on va le faire. On va le faire sur scène l'année prochaine. Parce que, là Jean-Jacques va sortir, lui, un album à la fin de l'année. Donc Carole a sorti un album en début d'année. Moi je sors le mien maintenant, Jean-Jacques à la fin de l'année… Animatrice : Tout seul ? ! Michael Jones : Oui. Et on partira en tournée tous les trois l'année prochaine. Animatrice : Et qu'est ce qu'il peut… Qu'est ce qu'il peut devenir, maintenant, tout seul ? Michael Jones : Mais, il ne sera pas tout seul puisqu'on va tourner ensemble. Animatrice : Oui, voilà. C'est ça… Michael Jones : Ça sera une tournée Fredericks-Goldman-Jones. Animatrice : Hmm. Michael Jones : Mais c'était pour changer, c'est… Bon, on va pas faire éternellement les mêmes chansons, quoi, c'est… Fallait trouver des nouvelles idées. En fait… celle-là elle s'est faite toute seule. En fait… Quand Jean-Jacques faisait des chansons pour d'autres artistes, … Patricia Kaas, Céline Dion, Marc Lavoine, Khaled... Carole et moi on s'est retrouvé avec trois ans devant nous. Animatrice : Hmm hmm. Michael Jones : Et, donc, on a dit "tiens, bah pendant trois ans on peut faire un album". Voilà. Donc nous, on a décidé de faire un album chacun et Jean-Jacques, comme il n'avait pas trouvé une idée géniale pour le prochain Fredericks-Goldman-Jones, bon bah en fait l'idée géniale s'est faite toute seule. On sort chacun un album et on tourne ensemble après. Voilà. Animatrice : Cet album est juste sorti. "Le temps fait mentir", c'est le premier extrait. Michael Jones : Oui, c'est le premier single. Animatrice : Vous parlez, bien sûr, de vous, de votre vie, dans cet album ? C'est une partie de vous ? Michael Jones : Oui. De toute façons , je pense que tout album a une partie de soi. Il y a des chansons qui me concernent beaucoup plus personnellement que d'autres. Animatrice : Hmm. Michael Jones : "Le temps fait mentir", c'est pas quelque chose qui me concerne personnellement. C'est un constat. Voilà. Animatrice : Il y a un titre qui s'appelle "Sans rancune" où, là, vous parlez plutôt de copains ? Michael Jones : En fait, la chanson "Sans rancune" n'est pas de moi. C'est une chanson qui a été écrite par les stagiaires des Rencontres d'Astaffort. Animatrice : Des Voix du Sud ? Michael Jones : Voilà, des Voix du Sud. D'ailleurs, je suis venu ici avec eux il y a presque 6-7 mois maintenant… Animatrice : Oui. Michael Jones : Parce qu'on a eu l'occasion de faire un meeting ici à Nantes pendant une semaine. Et dont la personne qui fait la première partie de ma soirée qui est nantais, qui s'appelle Michel Deshaies, qui a écrit une des chansons sur l'album avec moi aussi. Animatrice : Donc là, ça n'était pas une partie de vous ? Michael Jones : Non. Donc, c'est une chanson que j'ai travaillée avec eux pendant les vacances d'Astaffort et, moi je me suis posé la question comment je pouvais aider ces gens-là et je trouvais que la meilleure solution c'était de les faire travailler sur mon album. Voilà. Donc "Sans rancune" c'est, effectivement, l'histoire qui peut arriver à n'importe qui, c'est deux mecs qui sont amoureux de la même fille et… elle part avec l'autre quoi. Bon… Animatrice : Hmm hmm. Michael Jones : C'est comme ça, faut être bon joueur. Animatrice : Hmm hmm. Et puis, en fait, ce qui compte, c'est surtout l'amitié, apparemment, hein ? Dans la chanson donc… Michael Jones : Bon, on va pas se facher pour une femme. Animatrice : Bah voilà, c'est ce que j'allais dire ! Il ne manquerait plus que ça ! Michael Jones : Il y a d'autres poissons dans la mer. Animatrice : "L'Irlandaise". Vous le disiez tout-à-l'heure, vous êtes du pays de Galles ? Michael Jones : Oui ; Donc je suis celte. Animatrice : Voilà. Vous chantez l'Irlande ? Michael Jones : En fait, c'est… Animatrice : C'est juste à côté donc ça vous touche ? Michael Jones : Ça s'appelle "L'irlandaise" parce qu'on aurait pas pu dire "La galloise", ça sonne mal. Animatrice : Hmm. Michael Jones : Donc, en fait, c'est l'histoire de quelqu'un qui est amoureux… d'une fille qui, visiblement, n'est pas amoureuse de lui. Et donc, on cherchait l'histoire d'une femme qui pourrait être très fière et les Irlandaises sont des femmes très fières… Animatrice : Ouais ? Michael Jones : Oui. Et donc voilà… .C'est une histoire banale mais que je trouve attachante. Animatrice : Qui vous est arrivée ? Michael Jones : Non ; Pas du tout. Animatrice : Non ; Elles tombent toutes. Michael Jones : Non, non, c'est pas ça. Je crois que ça arrive à tout homme de craquer pour une fille qui restera dans les rêves et qui n'ira jamais plus loin. Bon. Mais là, c'est encore plus grave que ça. Là, lui il en est fou furieux quoi. Animatrice : "L"Irlandaise", extrait de l'album "A consommer sans modération" de Michael Jones sur Radio France Loire-Océan. ["L'Irlandaise"] Animatrice : Extrait de l'album de Michael Jones : "L'Irlandaise". Michael Jones : Oui. Animatrice : Michael Jones, vous êtes notre invité sur radio France Loire-Océan encore pendant quelques minutes. L'album s'appelle "A consommer sans modération" avec, en sous-titre, "12% de blues" plus 10% de… euh ?… Michael Jones : Non. En fait, j'ai mis "12% de blues" parce que, comme la pochette est une canette. Animatrice : Hmm. Michael Jones : Il y a deux boissons que j'aime le mieux, ce sont la bière et le vin. Donc le "12%" c'est un clin d'œil au vin, en fait. Mais, à mon avis, il y a plus que "12% de blues" dans l'album même. Animatrice : Vous avez découvert pratiquement tous les vins dans la région… Vous avez aussi découvert notre vin ? Michael Jones : Oui. Bien sûr. Bah… Philippe Grandvoinet… le clavier qui joue avec moi… avait un château du côté de [ ? ? ?]. Animatrice : Hmm. Michael Jones : Donc c'est en plein muscadet. Animatrice : Oui. Michael Jones : Et, euh… Donc j'avais droit à ses vins de temps en temps. Bon, il ne produisait pas les vins, mais comme le vin gardait le nom de son château, il avait droit à un certain quota de vins gratuits tous les ans donc c'était bien. Animatrice : Là, vous allez faire, entre autres, un concert, un mini-concert cet après-midi à la Fnac, à 17 h 30 à la Fnac de Nantes. Michael Jones : Hmm. Animatrice : Vous faites de la scène, bien sûr, depuis longtemps. Michael Jones : Oui. Animatrice : Des très, très grandes scènes avec le trio Goldman-Jones. Enfin, Goldman-Fredericks et vous Jones. Michael Jones : Oui. Animatrice : Ça peut être, parfois des milliers de personnes et puis, parfois, des petits concerts. Michael Jones : Oui, mais moi je préfère les petits concerts. En fait, les grands concerts on les fait parce qu'on n'a pas le choix. Animatrice : Hmm. Michael Jones : Sinon on pourrait pas aller partout. Venir à Nantes dans une petite salle ça veut dire qu'on reste quinze jours sur place. Et donc… on aura pas le temps de faire toute la France avec le groupe Fredericks-Goldman-Jones, on est obligés de jouer dans les grands lieux. Ceci dit, on a quand même fait une tournée des campagnes, il y a deux ans, où on jouait dans des salles maximum de 800 places. Animatrice : Alors ce qui m'étonne aussi beaucoup c'est que vous êtes connu… Vous êtes un des plus grands. Goldman-Fredericks-Jones c'est, c'est énorme dans, dans le milieu. Michael Jones : Oui. Animatrice : Bah, puis pour tout le monde ! Et, malgré tout, même si vous avez des années d'expérience, autant de succès, à chaque fois ça marche. Malgré tout… vous êtes tous restés… assez simples… personne, apparemment, n'a la grosse tête. Michael Jones : On est trop vieux pour avoir la grosse tête. Animatrice : [rires] Michael Jones : Ça arrive aux jeunes. Non… Je sais pas, nous on a jamais fait ce "métier", entre guillemets, parce que je trouve que ce n'est pas… c'est plutôt une, plutôt une chance qu'on a qu'autre chose. Nous on n'a jamais fait ça pour… pour devenir des stars. C'est pas notre but. Nous on faisait la musique parce qu'on aimait ça. Animatrice : Hmm hmm. Michael Jones : Et il se trouve que… Que ce soit Jean-Jacques ou moi ou Carole, d'ailleurs, … nous on jouait, le soir, avec des copains parce que ça nous plaisait et on avait un travail à côté et, un jour, où il a fallu laisser tomber le travail parce qu'on avait plus le temps de travailler tellement … on avait du boulot avec la musique. Mais ça s'est fait tout naturellement. On n'a jamais… on s'est jamais dit : "tiens, un jour, je voudrais jouer sur les grandes scènes". Ça, c'était pas notre but. Notre but c'était jouer devant les gens et s'éclater. Animatrice : Oui. Enfin quand même ! Quand vous faites des, des, des tels concerts avec les chœurs de l'armée rouge derrière, tous les moyens qui sont utilisés, … Michael Jones : Oui, mais c'est pas ce qui est le plus agréable. C'était génial de faire la tournée avec les chœurs de l'armée rouge. Mais… moi, personnellement, je trouve que la musique n'est pas faites pour être jouée dans ces lieux là. Surtout, imaginons.. Encore, ici, on a eu la chance de pouvoir jouer au Palais des Sports et pas la La Beaujoire, parce que La Beaujoire c'est terrible quoi, c'est… Animatrice : Hmm hmm. Michael Jones : C'est le seul… Puisque le maire socialiste de Nantes est repassé, il serait temps qu'on ait une belle salle… Animatrice : Pas de politique, s'il vous plait. Michael Jones : Non, non mais une belle salle, belle salle de musique, quoi… à Nantes. Parce que Palais des Sports et La Beaujoire, c'est quand même… c'est pas terrible quoi. Animatrice : Oui, on va lui dire. Michael Jones : Voilà. Parce que bon, je sais qu'il fait des efforts culturels à d'autres niveaux, quoi. Mais, bon, une belle salle ça serait pas mal. Mais sinon, bon, jouer dans des petits lieux comme le "Paddy Dooley" où on va jouer demain soir, ça c'est … c'est des soirées magiques. Animatrice : Ça va être très folk ? Très blues ? Très… ? Michael Jones : Ah bah bon… Ça commencera bon… Pour donner un petit aperçu, cet après-midi à la Fnac, le mini-concert sera acoustique. Animatrice : Oui. Michael Jones : Et, demain, le concert commencera acoustique. Donc, déjà, avec la première partie, Michel Deshaies, ça sera entièrement acoustique. Et, après, nous on fait une première partie acoustique et une deuxième partie électrique. Voilà. Animatrice : Alors, les deux rendez-vous, on les rappelle : donc, 17 h 30 à la Fnac, cet après-midi, pour ce mini concert acoustique. Michael Jones : Hmm hmm. Animatrice : Et puis… demain soir, à partir de 21 h 00… Un peu plus ? Un petit peu plus tard ? Michael Jones : Oui. Oui. De toutes façons, je pense qu'on jouera plus tard, les gens rentrent pas très tôt dans ces lieux. Animatrice : Au "Paddy Dooley", à Nantes. Michael Jones : Oui. Animatrice : Michael Jones, merci beaucoup. Michael Jones : Merci de m'avoir aidé. Animatrice : Bonne route. A très bientôt. Michael Jones : Merci. Animatrice : Au revoir. Michael Jones : Au revoir. |