Métro (Nice)
Retranscription de Stéphanie Morel


Le guitariste et chanteur donnait mercredi un mini-concert à la Fnac de Nice. Vous sortez "Prises et reprises", un album qui mêle reprises en français de standards du blues et nouveaux morceaux. C'est dans l'air du temps ? Michaël Jones : Le blues est la base de la musique actuelle. Ce n'est pas parce que c'est triste que c'est négatif : le blues est une musique conviviale ! Et mes influences celtes y apportent une autre dimension musicale. Le métissage, ça fait des gens beaux et de belles musiques. Evidemment, mon album, ce n'est pas de la musique commerciale juste pour faire plaisir aux gens. J'ai donc forcément un public plus marginal. Michel Bernouin : Cela complique vos relations avec les maisons de disques ? Michaël Jones : Par rapport à l'industrie du disque, je suis un peu la "brebis galeuse". Les majors ont une façon de travailler totalement dépassée. Elles oublient que les gens n'achètent pas de la musique comme du savon. Michel Bernouin : Le succès populaire de Goldman n'a-t-il pas aussi étouffé votre carrière solo ? Michaël Jones : Jean-Jacques, c'est le frère que j'ai choisi ! Il n'y a jamais eu de rivalité entre nous. On ne joue pas dans la même cour. Je veux simplement continuer mon petit bonhomme de chemin. Et le travail avec Jean-Jacques, c'est certainement moins "à double tranchant" que la "Star Ac'" ! Michel Bernouin : Quel bilan tirez-vous justement de votre participation à la "Star Academy" ? Michaël Jones : Je suis content d'avoir participé à cette émission. J'y ai fait des rencontres géniales avec les élèves, et les résultats obtenus sont vraiment bons. Pour la première fois, ils ont fait du live et ont écrit des chansons. Mais je ne sais pas encore si j'y serai l'année prochaine. Je souhaiterais que l'émission soit plus ouverte sur le travail des élèves : qu'elle soit moins "télé-realité loft" et plus "télé-réalité travail". Préparer un "prime" de trois heures en deux jours, c'est un peu "just". Michel Bernouin : Votre appréciation sur Lucie, la demi-finaliste niçoise ? Michaël Jones : C'est une fille bourrée de talent ! La "Star Ac'" est un bon tremplin ; maintenant, c'est à elle de prouver qu'elle peut réussir. J'aurais pu faire cette émission si elle avait existé quand j'ai débuté : j'ai bien fait un casting pour entrer dans mon premier groupe, Taï Phong !