Le progrès
Retranscription de Géraldine Renard


Samedi soir, Michael Jones était à l’affiche du centre culturel Eole à Craponne. Mais le hasard des agendas a voulu que ce concert ait lieu la veille de l’anniversaire du chanteur Gallois alors qu’à quelques kilomètres de là, à la Halle Tony Garnier, se déroulaient les répétitions du spectacle des Enfoirés. Alors, un certain Jean-Jacques Goldman a voulu faire une surprise à son fidèle complice …et aux spectateurs crapennois.

Les concerts de Michael Jones sont à l’image de sa personnalité : en toute simplicité. Le chanteur Gallois, ayant élu domicile dans l’agglomération lyonnaise depuis plusieurs années, passe en revue son répertoire, enrichie de quelques reprises de standard et de titres de Jean-Jacques Goldman.

Samedi soir, une belle complicité s’est vite installée entre la salle comble, de l’espace Eole et l’artiste. Après une première partie acoustique, on retrouve des sons plus électriques. On plaisante, on rit, on chante, on découvre un nouveau titre de son prochain album “Boogie-woogie man”, on réécoute de plus anciens “La route est longue” et on s’amuse sur “Pas toi” version rap, country, reggae, rock alternatif ou encore tango.

Et le concert passe vite, trop vite ! Déjà la dernière chanson arrive, suivie du premier rappel. Michael Jones revient sur scène et entame “Dust my blues”. Aux premières notes, arrive très discrètement dans la lumière des projecteurs , son ami et complice, depuis les années soixante-dix et le groupe “Taï Phong”, Jean-Jacques Goldman. Les premiers spectateurs à le reconnaître l’acclament et très vite la salle, debout, lui fait une ovation. Le secret avait si bien été gardé !

A Lyon, pour les répétions des Enfoirés, Jean-Jacques Goldman avait voulu venir faire une surprise à Michael pour lui fêter son anniversaire. Arrivé à l’espace Eole, alors que le concert venait tout juste de débuter, Goldman a suivi le spectacle dans l’ombre du fond de la salle, avant de rejoindre les coulisses.

Une fois sur scène, dès la deuxième chanson Jean-Jacques rejoint les guitaristes, pour laisser le devant de la scène à la vedette de la soirée, son ami Michael. Le chanteur souffle ses bougies et entame une deuxième puis une troisième chanson, et le concert se termine. Pendant près d’un quart d’heure, la salle debout, rappellera Michael, en chantant “Joyeux anniversaire”. La fête était trop belle pour la terminer si vite !