| With a little help from Jean-Jacques Goldman et Francis Cabrel qui participent chacun à un duo, Michaël Jones publie un nouvel album axé sur le blues.
Thierry Meissirel : Vous avez commencé l'enregistrement de ce disque il y a plus de deux ans ? Michaël Jones : Oui, mais j'ai eu beaucoup de travail, en dehors de cet album. J'ai réalisé la post production de l'album live et du dvd de Jean-Jacques Goldman, j'ai participé à la Star Ac, aux Francofolies et j'ai beaucoup tourné. Et comme il y a plusieurs invités sur le disque, je me suis déplacé à chaque fois pour aller à leur rencontre, c'était plus simple pour tout le monde, mais ça prend du temps. Thierry Meissirel : La dernière fois, vous aviez fait comme ça aussi, non ? Michaël Jones : Oui, mais pour le dernier disque, je me trimballais avec 40 kg de bandes magnétiques. Cette fois-ci, les quelques grammes d'un disque dur d'ordinateur contenaient tout l'album. Thierry Meissirel : La chanson "Dernier blues pour toi" évoque Carole Fredericks. C'est une commande que vous avez passée à Jacques Veneruso ? Michaël Jones : Cette chanson a été écrite à l'occasion du deuxième anniversaire de la mort de Carole. On avait fait une soirée hommage à Paris, Jacques a chanté cette chanson, et je l'ai kidnappée immédiatement. Jacques et moi avions les mêmes rapports d'amitié et de fraternité avec Carole, la chanson me correspond donc exactement. Thierry Meissirel : C'est un album très orienté sur le blues et les guitares acoustiques. Michaël Jones : Oui, c'est aussi pour ça qu'on a mis du temps : on a beaucoup travaillé le son. On a essayé beaucoup de guitares. Dick Rivers m'a prêté une superbe vieille Gibson J200, et j'ai aussi beaucoup utilisé une guitare de Franck Cheval, un luthier installé dans l'Ardèche. Thierry Meissirel : Il y a beaucoup d'invités : Goldman, Cabrel... Michaël Jones : Oui, mais aussi Sandrine Régot, Gildas Arzel, le chef d'orchestre Philippe Fournier, ainsi que Claude Le Péron, Christophe Nègre et Jacky Mascarel qui tournent également avec Jean-Jacques. Thierry Meissirel : Pourquoi Murray Head n'est-t-il plus au générique ? Michaël Jones : On avait enregistré ensemble une version de "Say it ain't so", mais on n'est pas parvenu à une version vraiment satisfaisante, on n'avait pas assez de temps pour faire les voix. Mais ce n'est pas grave, on la garde au chaud, on la fera plus tard. Mister Jones On le connaît depuis les années soixante-dix et l'époque "Taï Phong" (et leur tube "Sister Jane"). Une silhouette longiligne aux côtés de Jean-Jacques Goldman, un accent "welsh" et un jeu de guitare puisé aux sources du blues-boom des sixties. Il est vraiment passé dans la lumière lors de la création du trio "Fredericks Goldman and Jones". Depuis, on le croise en solo, en tournée avec JJG, à la Star Academy, ou dans les rues de Lyon. Après avoir vécu dans le Midi, Michaël Jones s'est installé près de Lyon, "pas loin des autoroutes et de l'aéroport". Une grande maison lumineuse, dotée de l'inévitable home studio dans lequel le musicien façonne ses titres et ses arrangements. Mais quand il n'est pas en tournée ou enfermé dans un studio, le guitariste se fait citoyen. Les associations sont nombreuses à faire appel à son énergie, son talent et son carnet d'adresses. Il est aussi un abonné indéfectible des "Enfoirés" du cœur. |