La Voix du Nord
Retranscription de Géraldine Renard


Une soirée de clôture aux accents du pays de la langue française

Le deuxième festival de la chanson française, Scènes d'automne, s'est achevé, samedi soir à la chapelle des Récollets en apothéose.

Après les affiches du début de semaine mêlant artistes confirmés et découvertes (mais n'est-ce pas surtout là l'intérêt d'un tel festival ?), c'est une grande soirée de clôture, comme un paquet cadeau, qui attendait les spectateurs. D'ailleurs le public était différent de celui des autres soirs. La fébrilité précédant un grand moment était perceptible avant l'extinction des lumières de la salle.

Michael Jones, encadré de ses deux musiciens, a été le premier à entrer sur scène. Tenue vestimentaire jusqu'aux petites lunettes à la "Lennon", il s'est assis sur le tabouret qui l'attendait. A peine les premiers accords égrenés, la magie a opéré. Pas besoin d'effets spéciaux, ses seules guitares (à chaque chanson, une nouvelles lui est tendue) lui suffisent pour servir fidèlement ou transformer de façon amusante les chansons. Entre ses propres compositions et les reprises, Michael Jones cite régulièrement Jean-Jacques, le "grand frère" dont on s'inspire pour voler de ses propres ailes. Enthousiasmé, le public s'est levé d'un seul bond pour applaudir Michael et ses musiciens.

La guitare était vraiment à l'honneur, samedi soir. Et quelle guitare que celle de Robin Mc Intosh ! Le guitariste de Paul Mc Cartney, accompagnateur de Diane Tell, a laissé tout le monde "baba". Comme Michael Jones, la Canadienne a fait aujourd'hui sien le pays d'origine de la langue francophone. Elle préfère d'ailleurs vous parler du Pays basque où elle a élu domicile que de sa contrée d'origine. Jouant elle aussi de la guitare, la jeune femme a entraîné la salle, avec sa superbe voix, sur la vague des sentiments.

De quoi être sous le charme.