| Geoffrey Marsan : Commençons par les influences musicales. Par quoi es-tu intéressé ?
Michael Jones : La guitare, c'est tellement vaste... J'ai des tonnes d'influences. Chaque fois qu'il y a un mec qui m'étonne, ça m'influence ! Le premier, ça a été Hank Marvin. Après il y avait Joe Brown. Personne ne connaît Joe Brown ! C'était le père de Sam Brown, celle qui chantait "Stop", tu vois ? Le guitariste qui m'a influencé le plus, personne n'y pense, c'est Terry Kath... Geoffrey Marsan : Qui est-ce ? Michael Jones : C'était le guitariste de Chicago [le groupe], celui qui s'est suicidé. En fait c'était par accident. Il jouait à la roulette russe et il s'est tiré une balle dans la tête [rires]. Voilà, c'était un génie mais comme tous les génies, il a mal tourné ! [rires] Geoffrey Marsan : Et dans le Chicago Blues, y a-t-il quelqu'un qui t'intéresse ? Je pense à Buddy Guy par exemple... Michael Jones : J'étais plus influencé par les bluesmen anglais parce que je suis tombé dedans, forcément. Pour moi, les bluesmen, c'étaient Clapton, Jeff Beck... Geoffrey Marsan : Jimmy Page... Michael Jones : Jimmy Page, bien sûr. Et Peter Green, surtout. Geoffrey Marsan : Et Mark Knopfler, un peu plus tard, est-ce que tu aimes ? Michael Jones : Mark Knopfler bien sûr ! Mais Mark Knopfler, pas que comme guitariste, parce que tout le monde pense que c'est un guitariste de génie, mais c'est un parolier fabuleux. Mark Knopfler, c'est un parolier extraordinaire. Geoffrey Marsan : Tu as une chanson en tête ? Je sais que tu es allé voir la dernière tournée et qu'elle t'a un peu déçu. Michael Jones : Il y en a plein ! J'ai été déçu par le dernier concert, oui. Il y a une chanson, sur l'avant-dernier album, qui parle des chaussures. Geoffrey Marsan : "Quality shoe"... [extrait de l'album "The ragpicker's dream"] Michael Jones : Oui, "Quality shoe". Elle est extraordinaire, cette chanson ! Je veux dire : comment faire une chanson sur une paire de godasses ? Geoffrey Marsan : Oui, des godasses minables qu'un type essaie de vendre à tout prix. Comme autre grand guitariste, tu as déjà mentionné à plusieurs reprises le nom de Stevie Ray Vaughan... Michael Jones : Stevie Ray Vaughan a été le premier guitariste de blues américain moderne que j'ai trouvé génial. Mais ce n'est pas uniquement comme guitariste. C'est-à-dire que c'était le groove, c'était... Quand on voit ce mec là sur scène - moi je l'ai vu sur scène - on est totalement sur le cul. Je l'ai vu en première partie de B.B. King, et bien B.B. King, il n'existait pas, derrière ! Geoffrey Marsan : Oui, une vraie présence ! Et Rory Gallagher, dans un autre style ? Michael Jones : Oui, Rory Gallagher, j'ai adoré. J'ai même acheté un ampli à Rory Gallagher ! Geoffrey Marsan : Les descendants : Kenny Wayne Shepherd, Johnny Lang... ? Je t'ai déjà entendu parler de Johnny Lang, il me semble. Michael Jones : Oui, Johnny Lang, je l'ai découvert quand il avait quinze ans. Ce qui m'a étonné dans Johnny Lang, ce n'est pas la guitare non plus, c'est sa voix. C'est-à-dire qu'on entendait un môme de quinze ans chanter comme un mec de cinquante ans, comme s'il avait du métier. Geoffrey Marsan : Ensuite, si tu veux bien, on va parler des techniques de guitare. Michael Jones : Oui. Geoffrey Marsan : Première chose : tu joues beaucoup en slide. Franchement depuis "Juste après", "Je commence demain", et puis ton dernier album. Michael Jones : J'ai toujours joué le slide. J'adore jouer en slide, cette espèce de liaison des notes... En fait, j'ai toujours rêvé de jouer de la pedal steel ! Mais ça, je ne sais pas en jouer... Geoffrey Marsan : Et tu fais relativement peu de solos. Michael Jones : Oui. Aujourd'hui, j'ai enlevé les chansons où je joue des solos. Il fallait que je joue moins longtemps que d'habitude, et c'était un public de curieux, pas un public de connaisseurs [NDR : Le concert en question avait lieu à la Foire Internationale de Bordeaux]. Quand je joue face à un public de curieux, j'évite les solos parce que ça les ennuie. Geoffrey Marsan : Donc ce n'est pas dû, comme je le pensais, à ton emploi de la Telecaster. Même si des gens comme Alvin Lee jouent beaucoup de solos sur Tele, elle est davantage connue comme guitare rythmique... Michael Jones : Ah non mais ma Tele, c'est du super matériel, elle marche super bien ! [rires] Même en solos ! C'est une des meilleures guitares que j'aie. Normal, c'est moi qui l'ai fabriquée ! [rires] Geoffrey Marsan : Ah, c'est toi ? Je croyais avoir vu Fender quelque part… Michael Jones : C'est une Fender mais j'ai acheté les pièces détachées en brut, et c'est une guitare qui n'existe pas ! C'est moi qui l'ai faite ! Geoffrey Marsan : Et à partir de quels éléments, donc ? Michael Jones : Je voulais une guitare légère que je pouvais trimballer partout. La guitare la plus rudimentaire au monde, c'est la Telecaster, mais le problème c'est que la vraie Telecaster pèse lourd. Et donc j'ai commandé une caisse de custom en aulne et pas en frêne, donc beaucoup plus légère. Il existe des customs déjà, mais pas avec des manches blancs en maple [érable], c'est avec du rosewood [palissandre]. Je voulais une guitare qui ne buzze pas, alors j'ai acheté des Noiseless [micros Fender] et je voulais une guitare polyvalente, donc j'ai acheté un préamp. Comme j'ai un préamp, j'ai donc une Tele trois boutons. A la James Burton. Geoffrey Marsan : Dans tes autres guitares, tu as notamment une Schecter Stratocaster depuis pas mal de temps... Michael Jones : Oui, je l'ai toujours. Geoffrey Marsan : Quels micros ? Que peux-tu me dire dessus ? Michael Jones : Alors avant, elle avait des micros Schecter mais avec les nouvelles législations dans les salles, très souvent, les micros simples bobinages étaient trop puissants, et il y avait beaucoup de buzz, donc j'ai été obligé de changer. J'ai mis le même préamp que dans la Telecaster, qui est le même que dans la Clapton d'ailleurs, avec des Noiseless. Aujourd'hui, elle est équipée pareil qu'une Clapton. Geoffrey Marsan : Ta Clapton justement, tu as gardé les Lace Sensor ou tu as mis des Noiseless comme sur les autres ? Michael Jones : Non, j'ai gardé les Sensor. Sur la Schecter, j'ai mis les Noiseless, mais celle-là, j'ai gardé les Sensor parce qu'elle buzze moins. Geoffrey Marsan : D'accord. Et il y a une guitare qui m'a toujours intrigué, sur le DVD "Du New Morning au Zénith", sur "Frères", tu joues une guitare métallique... Michael Jones : La Trussart, oui. Geoffrey Marsan : C'est quel modèle ? Une Les Paul James Trussart ? Michael Jones : Non, c'est une Telecaster. Geoffrey Marsan : Tu as mis quoi dessus ? Michael Jones : Oh, ce sont les micros d'origine, je ne sais pas ce que c'est, mais ça marche très bien ! Geoffrey Marsan : Ensuite, ta Les Paul Black Beauty : tu l'aimes ! Michael Jones : Elle est un peu lourde mais je l'aime bien, oui ! Geoffrey Marsan : Tout est d'origine dessus ? Michael Jones : Oui, mais c'est une Reissue, pas une originale. Geoffrey Marsan : Custom Shop ? Michael Jones : Custom Shop. Mais j'ai fait refaire le manche par Franck Cheval, parce que moi j'aime bien le manche des Gibson 60's, et là le manche était un peu manche de pioche quoi, donc je l'ai fait affiner. Je remercie l'aéroport de Lyon d'ailleurs, parce que je l'ai passée dans le truc... Tu sais, le truc pour embarquer ? Pour savoir combien de bois je devais enlever ! [rires] Geoffrey Marsan : Pour ? Parce que je n'ai pas compris ! [rires] Michael Jones : Je l'ai mise sur la planche, pour voir, pour regarder où était le trussrod dans le manche, pour savoir combien je pouvais enlever de bois. Geoffrey Marsan : Et tu en as enlevé beaucoup, alors ? Michael Jones : On en a enlevé deux millimètres. Geoffrey Marsan : Il est verni, le manche ? Michael Jones : Oui, oui, il est verni. Geoffrey Marsan : Moi, ça me gêne, ça bloque ! Michael Jones : Attention, il est verni derrière ! Geoffrey Marsan : Oui, oui ! Michael Jones : Parce que devant, c'est de l'ébène, donc ça ne sert à rien. Geoffrey Marsan : Concernant les Hohner, tu as été endorsé il me semble ? Michael Jones : J'étais, je n'en ai plus. Geoffrey Marsan : C'étaient plutôt des guitares de scène ? Michael Jones : Oui, c'était pas mal, mais se sont surtout les Crafter qui étaient vraiment bien. Geoffrey Marsan : Ensuite, la Franck Cheval, dont tu as parlé récemment dans un magazine. Comment tu la sens, elle ? Michael Jones : C'est la plus belle guitare que j'ai. Pratiquement l'une des plus belles guitares que j'ai. Les Cheval, ce sont des bijoux. Geoffrey Marsan : Et comment t'es venue l'idée d'aller voir Franck Cheval pour le lui demander ? C'est lui qui t'a proposé ? Michael Jones : Non. J'ai fait les Enfoirés... Le deuxième qu'on ait fait, c'était à l'Opéra Garnier. Et Francis Cabrel est venu. Il avait une guitare que je ne connaissais pas et qui sonnait du feu de Dieu. J'ai demandé à Francis s'il pouvait me donner l'adresse du luthier et c'était Franck Cheval. Quand j'ai eu assez d'argent pour pouvoir en acheter une, j'ai appelé Franck et je lui ai demandé de me faire une guitare. Geoffrey Marsan : Et maintenant, elle porte ton nom. C'est devenu un modèle signature ! Il la sort en modèle de série. Michael Jones : Oui, mais elle est très chère aussi. Il n'en vend pas beaucoup [rires] ! Geoffrey Marsan : O.K. Et en autres acoustiques, tu as quoi ? Michael Jones : Alors j'ai une merveille : c'est la Gibson Super 400 de 1960. Geoffrey Marsan : Ah oui, ça vaut cher, ça ! Michael Jones : Oui, c'est Franck qui me l'a trouvée. Et c'est une guitare qui a une histoire puisqu'elle a appartenu aux Compagnons de la Chanson. Sinon, j'ai aussi une Martin OM 25 qui a une particularité : c'est une des rares Martin coupée en trois morceaux derrière. On aurait pu croire que c'était pour faire beau, mais en fait, pas du tout : c'est juste pour utiliser les morceaux de bois. Mais ça sonne ! Geoffrey Marsan : Et ça a quelle incidence ? Michael Jones : Aucune ! Ça sonne super bien. En acoustique, qu'est-ce que j'ai d'autre... En acoustique métallique, j'ai une National de 1935, j'ai deux dobros de Mike Lewis : une Tricône entièrement en bronze... Geoffrey Marsan : Ça doit être lourd ? Michael Jones : [rires] Oui. Geoffrey Marsan : Tu m'étonnes. Michael Jones : Et celle que j'utilise sur scène. En acoustique, j'ai aussi un banjo Gibson. Geoffrey Marsan : Et une mandoline, non ? Michael Jones : Non, ce n'est pas une mandoline, c'est un bouzouki de Franck Cheval. Et j'ai deux douze cordes Takamine, deux Takamine Anniversary 1989, qui sont exceptionnelles. Une Takamine New Yorker qui est une guitare exceptionnelle aussi. Geoffrey Marsan : Je ne connais pas ! Michael Jones : C'est celle dont Jacky a joué ce soir. Geoffrey Marsan : O.K. Michael Jones : C'est une guitare exceptionnelle. Et pour l'acoustique... Je pense que c'est tout, là ! Geoffrey Marsan : Ça va ! Sinon, j'ai oublié, tout à l'heure, mais j'ai vu que tu avais une Rickenbacker, ce soir ? Michael Jones : J'ai une Rickenbacker douze cordes. C'est tout neuf, c'est tout récent. C'est ma fille qui me l'a ramenée de New York, parce que c'est une guitare qu'on ne peut pas acheter en France. Il n'y en a pas. On n'en trouve pas. J'ai cherché mais même chez le grossiste, c'est introuvable. Il y a six mois d'attente pour avoir cette guitare. Et c'est une guitare qui est bizarre parce qu'on la trouve plus cher d'occase que neuve. Geoffrey Marsan : Oui, la cote est impressionnante. Michael Jones : C'est incroyable. Geoffrey Marsan : Tu as aussi une 335, il me semble ? Michael Jones : Une 355 de 1961. C'était ma première belle guitare. Geoffrey Marsan : Tu as un sentiment particulier pour elle ? Michael Jones : C'était ma première belle guitare ! Elle a une histoire aussi parce qu'elle appartenait au guitariste de Tom Jones, Big Jim Sullivan, qui l'a revendue à Micky Jones de Foreigners. Geoffrey Marsan : Ah oui, quand même ! Et pour les amplis, tu as des modèles de référence ? Michael Jones : Celui que j'avais ce soir, le Marshall Anniversary. C'est un super mélange entre les techniques modernes et les amplis à lampes. C'est vraiment un ampli super efficace, très fiable et qui sonne vraiment bien. Sinon, j'utilise aussi pour les petits trucs en studio un Fender Blues Junior 15W avec très peu d'effets. Sur scène, j'ai aucun effet à part un Tube Screamer. Geoffrey Marsan : TS9 ? Michael Jones : Euh... 808 ! Geoffrey Marsan : O.K. Michael Jones : Et quelques delays. Sinon, tout le reste, c'est l'ampli. Geoffrey Marsan : Et tu n'as pas de wah-wah ? J'en n'ai jamais vu avec toi. Michael Jones : Si, j'ai un wah-wah ! Je m'en sers. Rarement, mais je m'en sers ! Je ne suis pas un pro de ça, mais je m'en sers, oui. Geoffrey Marsan : Je trouve que ça irait bien avec ton style... Michael Jones : J'ai un vieux wah-wah Vox. J'ai aussi un Tremolo. J'aime bien le tremolo mais je l'utilise rarement. Geoffrey Marsan : C'est celui de l'ampli ? Michael Jones : Non, non, c'est un Voodoo... Voodoo Lab. Geoffrey Marsan : Et pour les méthodes d'enregistrement, c'est analogique, c'est numérique ? Michael Jones : Aujourd'hui ? Geoffrey Marsan : Oui... Michael Jones : Aujourd'hui, j'ai un Pro Tools. J'ai un Pro Tools mais je passe par une table analogique avec des préamps à lampes. Geoffrey Marsan : O.K. Question plus générale ensuite : j'ai vu que tu aimes les duos, depuis quelques temps. Et puis non, depuis toujours, d'ailleurs... Michael Jones : Oui, j'adore chanter avec les autres... Geoffrey Marsan : C'est quoi, la raison ? Pour donner plus de sens ? Michael Jones : J'adore l'échange. La chanson, c'est comme l'amour, il faut avoir un bon partenaire ! Geoffrey Marsan : [rires] Et une question aussi globale... Michael Jones : Et mon dernier duo, tu ne m'as pas demandé ! Geoffrey Marsan : Dernier duo, vas-y ! Michael Jones : Mon dernier duo, c'était "Groovy kind of love" avec Phil Collins. Geoffrey Marsan : Phil Collins ! Michael Jones : Et je l'ai en film ! Geoffrey Marsan : C'était où ? Michael Jones : C'était à Lausanne. Pour l'association Little Dreams. Geoffrey Marsan : Et tu ne mets pas ça en ligne sur le site "Michael Jones on the Web" ? Michael Jones : Euh… Je ne suis pas sûr que j'aurais le droit à l'image... Geoffrey Marsan : Ah oui... Et d'ailleurs tu as eu des problèmes, alors, avec "Say it ain't so" ? Michael Jones : Problèmes de contrats, de maisons de disques, oui... Geoffrey Marsan : Mais tu l'as enregistrée quand même ? Michael Jones : Elle est enregistrée. Le problème, c'est que j'ai la voix de Murray Head et je ne peux pas le sortir, donc je vais le faire sans la voix de Murray. Je vais le faire tout seul ou avec quelqu'un. Geoffrey Marsan : C'est dommage, ça aurait pu nous faire un beau duo ! Et ensuite, que penses-tu du microcosme musical, du fait que d'un côté tu as les maisons de disques qui en ce moment gagnent beaucoup d'argent tout en essayant de faire porter le chapeau des baisses de ventes à n'importe qui, et que de l'autre tu as les musiciens qui réagissent à ça en axant tout sur la technique... Pour faire simple, est-ce que tu crois que c'est encore facile de se faire plaisir dans la musique, tout simplement ? Michael Jones : Le problème, c'est que faire de la musique coûte cher. Donc le problème, c'est qu'on ne peut pas le faire gratuitement. Il y a des gens qui disent, "oui, la musique, ça doit être pour tout le monde...", mais le problème, c'est que les gens qui font de la musique, il faut déjà qu'ils mangent, quoi. Et pour pouvoir manger, il faut qu'ils aient déjà payé leurs instruments. Pour faire de la bonne musique, il faut avoir du bon matériel. Et pour avoir du bon matériel, ça coûte très cher. Donc on ne peut pas faire de la musique, comme ça, gratuitement. Ce n'est pas vrai. C'est pas l'histoire de prendre n'importe quel instrument. Le mec qui dit, "je te prends n'importe quel instrument, je le fais sonner", c'est pas vrai, ça n'existe pas. Donc il y a un faux discours dès le départ d'un côté de la presse, et de l'autre côté des maisons de disques qui sont quand même des gros faux culs. C'est-à-dire qu'ils disent, "il y a une perte de 30% dans les ventes de disques aujourd'hui", mais ils ne parlent pas des progressions qu'ils ont faites quand ils sont rentrés dans le mass-marketing. C'est-à-dire quand ils ont détruit tous les disquaires en faisant de la musique un produit de supermarché. Ils sont rentrés complètement là-dedans, et maintenant, ils paient les pots cassés. Ils ont perdu leur fonds de commerce. Les mecs qui étaient sur le terrain et qui vendaient les disques... Il n'y a plus de représentants sur le terrain. Moi, je me promène avec mon disque en ce moment, je suis dans une major, et moi, mon problème aujourd'hui, c'est que je n'ai plus de disques en place. Il ny 'a plus de représentant pour voir si le disque est en place donc... Voilà. Geoffrey Marsan : Et pour l'album suivant, tu as déjà un contrat ou tu as du mal quand même ? Michael Jones : Au début, celui-là, je voulais le sortir en indépendant. Tout le monde m'a dit, "ah non non, il faut être sur une major", et je regrette. J'aurais dû le sortir chez un indépendant. Geoffrey Marsan : Et le prochain ? Michael Jones : Il sera chez un indépendant. |