| Bruno Boubin : Michaël Jones c'est l'influence du blues, du gospel et du rock mélangés, avec un petit soupçon supplémentaire de culture celtique natale. Né en 1952 à Welshpool au Pays de Galles, c'est là qu'il forme avec d'autres gosses qui rêvent de scène, le groupe "Urban district council dib dob band". Il s'essaye aux plus fameuses reprises de Chuck Berry, joue les Who, chante Deep Purple... Il débarque à Caen en 1971, et depuis, sillonne la France, guitare en bandoulière, en solo, duo, trio, tour à tour chanteur et/ou guitariste dans le groupe Tai Phong, aux côtés d'un célèbre français... Cinq mois de tournées, cent concerts ! Une nuit, on remarque Jones. Contrat ! D'abord naît un single "Viens" puis l'album "The swinglers". Après la tournée "Non homologuée", dix-sept jours au Zénith et le duo "Je te donne", Michaël Jones sort "Guitar Man", nouveau single. Continuent les tournées et les albums... Le dernier album de Jones réserve beaucoup de surprises... A découvrir. Michaël Jones , un adhérent des Restos du Coeur depuis la première heure comme il nous l'a confié il y a quelques jours.
Bruno Boubin : Comment est né cet engagement pour les restos du cœur ? Michaël Jones : Comment c'est né ? Un jour, je faisais une émission de télévision avec Jean-Jacques sur Canal Plus, qui s'appelait "Mon Zénith à moi" de Michel Denisot. Et juste avant l'émission qu'on devait faire, on chantait à l'époque "Je te donne". Coluche avait une émission sur Canal Plus. Il est venu dans notre loge et il a d'abord demandé à Jean-Jacques d'écrire une chanson pour les Restos du Cœur. Et c'est de là qu'est née la fameuse chanson des Enfoirés. Après, il me regarde et il me dit, "Bon toi, tu fais quoi ce soir ?". Je dis, "Rien, rien de spécial", il me dit, "Bon, tu veux bien venir jouer au foot à la Courneuve ?". Et donc, c'est comme ça que je me suis embarqué dans l'histoire des Restos du Cœur. J'étais en fait le premier artiste à participer à une manifestation des Restos du Cœur, c'était un match de foot à la Courneuve. On avait battu les journalistes, on s'est retrouvés contre les pros et je me rappelle bien qu'on a pris 9-0 en 10 minutes. Est-ce que je suis content d'y être... Pas tellement, j'aurais bien aimé qu'il n'y ait plus besoin de ça. Mais malheureusement ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, on compte de plus en plus sur nous, quand je dis "sur nous", je parle de tout le monde. Comme c'est le slogan des Enfoirés, "On compte sur vous". Malheureusement, c'est toujours la même chose, on compte toujours sur la solidarité des gens sans passer par les institutions qui sont censées être là pour ça. Moi je suis tellement sollicité sur Lyon... En Rhône-Alpes, je suis parrain de quatre associations : il y a "Sport dans la ville", il y a l'association Huntington pour laquelle on a une manifestation, juste avant de venir à Saint Lary, en partenariat avec Joël Bats. Disons que j'étais à la base de la création d'une autre association, qui regroupe en fait toutes les petites associations, parce que sinon je ne m'en sortais pas. Il y avait toutes les petites associations du coin qui me demandaient si je pouvais faire un truc chaque fois et donc on a regroupé ensemble toutes les petites associations dans une grosse association pour faire des manifestations annuelles. Je suis aussi parrain de l'association de Phil Collins "Little dreams" à Genève. |