Les paroles de "Marcher dans Memphis"

J’ai mis mes blue suede shoes
Et puis j’ai sauté dans l’train
Droit vers le sud et le Delta blues
Dans la pluie froide du matin
Vous les bluesmen qui êtes aux cieux
Pourriez-vous baisser les yeux sur moi
J’ai tout ce qu’il faut pour être heureux
Pourtant quelque chose ne va pas

Je suis venu marcher dans Memphis
Partout ailleurs je me sens perdu
Marcher dans Memphis
J’plane déjà 10 mètres au-dessus de la rue

J’ai vu le fantôme d’Elvis
Monter doucement l’avenue
Je l’ai suivi jusqu’aux portes de Graceland
Il a embrassé la statue
Les gardiens ne l’ont pas vu entrer
Entre les barreaux du portail
Y’avait une superbe fille qui l’attendait
Il a mis la main sur sa taille

Je suis venu marcher dans Memphis
Partout ailleurs je me sens perdu
Marcher dans Memphis
J’plane déjà 10 mètres au-dessus de la rue

Y’a des cantiques plein les pupitres
Pas mal de gospel dans l’air
Le Révérend Green heureux de te voir
Même si t’as oublié tes prières
Faut toujours prier à Memphis
Toujours

Muriel Mama joue du piano
À l’Hollywood chaque fin de semaine
Elle a le blues qui lui colle a la peau
Et si t’aimes ça tu montes sur scène
Pour faire une chanson ou deux
Moi, j’ai chanté toute la nuit
Elle m’a dit "Petit est-ce que t’es chrétien"
J’ai dit "Mama, juste à partir d’aujourd’hui"



Ce qu'ils ont dit...

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Michaël Jones : Excellent morceau de Marc Cohn que j'adore. Francis Cabrel m'a proposé une superbe adaptation de ce succès qu'il ne pouvait
pas chanter. Il m'a envoyé sa maquette et son texte parfaitement conforme et fidèle à la version originale. J'y ai juste apporté quelques
modifications. La chanson a été conçue pour un piano. J'ai dû la réarranger pour une guitare. Je l'ai enregistrée avec une superbe 12

cordes, accompagnée d'une chorale toute aussi réussie.

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Du blues pour nous
Tout chanson, janvier 2005


Michaël Jones :
Quand je suis allé chez lui, Francis m’a proposé une autre adaptation, celle de "Marcher dans Memphis", que lui-même ne
pouvait pas, d’après lui, mettre sur son album.

Jean-Pierre Pasqualini :
Comment êtes-vous devenu proche de Cabrel ?

Michaël Jones : On a sympathisé sur les plateaux de télé à l’époque de "Je te donne" vers 1985, car on était dans la même maison de disques.
Ensuite, au moment de la Tournée des Campagnes avec Jean-Jacques, on a chanté à Astaffort, à l’occasion de la deuxième session, je crois,
des Rencontres d’Astaffort. Francis nous a fait visiter l’école, présenté les stagiaires, et j’ai trouvé ça très bien. Après le concert,
nous sommes allés dîner avec Francis. Comme il savait que j’animais déjà des master-classes, il m’a demandé si ça m’intéressait de venir
animer des stages là. J’ai répondu oui. Depuis, j’y vais une fois par an.

Goldman, le frère que j'ai choisi
Platine n° 119, mars 2005


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Françoise Rauzier : Pour “Marcher dans Memphis”, Francis Cabrel a fait une adaptation…

Michael Jones :
Pour marcher dans Memphis, il faut déjà y aller… [rires].

Françoise Rauzier : Oui, quand tu veux ! Demain [rires]. Donc Francis Cabrel a fait une adaptation française.

Michael Jones :
Oui.

Françoise Rauzier :
Pourquoi cette chanson précisément ? Est-ce que c’est toi qui lui as demandé ce texte ou c’est lui qui te l’a proposé

Michael Jones :
Il faut prendre une chanson plus loin, c'est-à-dire qu’il faut parler de la chanson “Des nuits trop longues”. C’était à
l’époque de l’enregistrement du premier album “Autour du blues”, j’avais fait une chanson qui s’appelle “Hesitation blues” et Francis vient
me voir et me dit qu’il aimerait bien la chanter avec moi, je lui dis : “Pas de problème, fais-moi un texte”. Donc, Francis, au bout de, je
ne me rappelle plus, quinze jours ou un mois, me rappelle et me dit qu’il n’y arrive pas. En fait, Francis essaye, en général, quand il fait
une adaptation de respecter le texte d’origine et il faut quand même dire que le texte d’origine est à chier. Il faut le dire poliment.
Donc j’ai demandé à Frédéric Kocourek, qui lui se base uniquement sur le son et pas le texte d’origine, d’essayer de me faire un texte
français cohérent en se basant sur le son et c’est devenu “Des nuits trop longues” qui sonne un petit peu dans le même esprit que la version
originale mais qui a un texte cohérent. Francis a regardé le texte et a dit : “On la fait sans problème”. Je suis allé enregistrer chez lui
le même jour, d’ailleurs, où j’ai enregistré “La demoiselle” avec Sandrine Régot. Nous avons enregistré la chanson et à la fin il m’a dit
qu’il n’avait pas pu me faire un texte sur celle-là mais qu’il en avait fait un sur une chanson de Marc Cohn qui s’appelle “Walking in
Memphis”. Il m’a envoyé la maquette et c’est comme ça que… Parce que c’est un type que j’adorais et c’est un super titre et quand j’ai
entendu le texte de Francis,je me suis dit que comme mon album s’appelle “Prises et reprises”, je pourrais faire une autre reprise.

Françoise Rauzier : Penses-tu que Memphis soit la ville où un musicien a besoin d’aller au moins une fois pour ressentir quelque chose de
particulier ?

Michael Jones :
Memphis est une Mecque musicale mais pas plus que… Qu’est-ce que je peux donner comme exemple ? Memphis est une espèce de Mecque de la musique parce que c’est là où ont commencé Elvis et Stacks. Memphis, c’est toute une histoire au niveau de la musique mais pas
plus que Chicago pour le blues ou d’autres villes. Mais c’est une espèce de Mecque. Il faut y aller une fois si on est vraiment musicien et
qu’on a envie d’y aller mais il y a d’autres villes dans le sud des Etats-Unis où il faut aussi aller.

Rencontre avec Michael Jones Exclusivité "Michael Jones on the web", 19 mai 2005