Les paroles de "Le temps fait mentir"

Et ces mots d'amour
Qui ne cachent plus
Le seul cri de haine
Qu'on oubliera pas

Et ce jour maudit
Où on ne croit plus
A des rêves fous
Qui nous tenaient droit

Je sais qu'un jour ou l'autre
Le temps fait mentir
Le temps nous perd un peu
Le courant nous emporte
Le temps fait mentir
Le temps éteint le feu
Reste encore un peu

Et ces routes larges
Que l'on quitte un jour
Pour des chemins sombres
Que ne vont nulle part

Ce foutu bonheur
Qu'on remet toujours
Sans réaliser
Qu'il est déjà trop tard

Je sais qu'un jour ou l'autre
Le temps fait mentir
Le temps détruit nos jeux
La vie ferme ses portes
Le temps fait mentir
Le temps nous glace un peu

Je sais qu'un jour ou l'autre
Le temps fait mentir
Le temps fait ce qu'il veut
Le courant nous emporte
Le temps fait mentir
Le temps éteint le feu
Reste encore un peu


Ce qu'ils ont dit...


Platine : Il y a quelques mois, tu sortais un deuxième album solo, 12% blues, avec pour premier extrait "Le temps fait mentir"...

Michael Jones : Depuis longtemps, nous étions d'accord sur le fait que le titre fort de l'album était "Oublié", le deuxième extrait. Mais je préférais montrer une autre facette avant, car l'album est plus acoustique qu'électrique. "Le temps fait mentir" donnait une bonne idée de ce que sont les huit titres acoustiques de l'album. (...) Platine : Les textes sont tous axés autour de l'amour déçu, l'amour trompé, le temps qui passe... Michael Jones : Non, "Le temps fait mentir", c'est plutôt une chanson sur le droit avec l'âge de changer d'avis, que ce soit sur l'amour ou les convictions politiques. Mais c'est vrai que ce sont des chansons d'un mec de 45 ans. C'est plus du blues, mélancolique, mais pas désespéré.

Goldman marche seul... les confidences de Fredericks, Jones et Arzel
Platine Magazine, décembre 1997
Propos recueilis par Ludovic Perrin et Gilles Cianfarani


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"Le temps fait mentir", c'est pas quelque chose qui me concerne personnellement. C'est un constat. Voilà.

Michael Jones
Radio France Loire Océan, 3 juin 1997


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Michael Jones : Quand Jacques Veneruso m'a fait écouter cette chanson, j'ai trouvé qu'elle m'allait bien. J'aimais beaucoup le texte parce que je suis pour le droit de changer d'avis. Je ne pense pas, par exemple, que la plupart des mecs qui étaient sur les pavés en 68 sont tous restés à gauche. A mon avis, il y a des avocats, des hommes d'affaire...

Jean-Michel Fontaine : Je l'avais comprise comme une suite du "Choix désarme", qu'elle parlait d'une relation amoureuse...

Michael Jones : Ah non, pas du tout ! Les mots d'amour ne sont pas forcément envers une personne. Cela peut être envers quelque chose en laquelle on croyait. Mais cela peut aussi, effectivement, parler d'amour. Quand on est jeune, on croit que l'amour est éternel, qu'une fois qu'on a trouvé la bonne fille, c'est pour toute la vie. Ce n'est pas vrai du tout !

Jean-Michel Fontaine : Cela se rapproche du thème des "Murailles".

Michael Jones : Un peu... Sauf que je l'avais enregistrée avant ! [rires]

Entretien exclusif pour "Michael Jones on the web", juillet 2000