Les amis de Michael

Gildas Arzel vu par Michael
Je trouvais "Mourir les sirènes" de Canada vraiment géniale. On s'est rencontrés à L'Olympia lors d'une soirée Beatles où ils sont venus jouer. Ensuite on s'est vus fréquemment, parce qu'on avait les mêmes goûts. Ça a commencé par la tournée de Canada en première partie de Jean-Jacques, où on a vécu ensemble pendant 15 jours, puis il y a eu la tournée de Gildas avec nous. Quand on connaît Gildas, on sait que si on joue ensemble le soir, ça finit forcément en bœuf et en soirée beuverie-guitare. Donc à ce niveau-là, on était à peu près d'accord…

C'est un super pote. Il joue très bien de la guitare. C'est un mec hyper sensible, qui laisse très souvent sa sensibilité emporter sur la musique. Il a l'air d'un gros dur comme ça, mais en fait il est tout doux.
Guy Delacroix vu par Michael
C'est probablement le musicien que je connais depuis le plus longtemps, puisque c'était le premier bassiste du groupe de Jean-Jacques, celui qui a travaillé pratiquement sur tous les disques de Jean-Jacques depuis le départ. C'est un véritable musicien, quelqu'un de vraiment agréable, qui sait dire les choses quand il faut les dire, et comment dire les choses quand il faut être diplomate. Quand il faut prendre des gants, il sait le faire. Quand il faut dire "halte, maintenant on bosse", il sait le faire aussi. C'est quelqu'un de très efficace, c'est un amour de mec, très facile à vivre, il aime bien faire la fête, il aime bien travailler sérieusement. Donc je bosserai toujours avec lui.
Christophe Deschamps vu par Michael
Il a travaillé sur les premiers disques de Jean-Jacques. Ensuite, il est parti aux Etats-Unis. J'aurais voulu travailler avec lui mais il n'était plus là. On se voyait, on se connaissait, mais sans travailler ensemble, sauf sur les disques de Jean-Jacques. Et en 1990, il est rentré dans le groupe avec nous, et ça c'est fait tout de suite. Les amis sont ceux qui se font quand on a envie de sortir ensemble, de faire la fête ensemble, et il fait partie de ceux-là. En dehors du fait que ce soit pour moi le meilleur batteur en France. Si j'ai besoin d'un batteur pour jouer ma musique, c'est Christophe Deschamps que j'appelle. En plus de faire des chansons c'est un bon réalisateur. On est branchés sur les mêmes trucs, au niveau des ordinateurs et tout. On est sur la même longueur d'onde à plein de points de vue. Il a d'ailleurs collaboré à la réalisation de A consommer sans modération. C'est plutôt le côté atomes crochus musicaux qu'autre chose. Je savais que j'avais besoin de quelqu'un de confiance dans la cabine quand moi j'étais dans le studio en train de jouer, quelqu'un en qui je pouvais avoir confiance. Pour moi, c'était le meilleur. Cela aurait pu être Guy Delacroix, aussi. Mais Christophe, artistiquement, est peut-être un peu plus dur que Guy, et j'avais besoin de quelqu'un de dur.
Michel Deshays vu par Michael
Philippe Grandvoinet, Jean-François Gauthier, Jean-Claude Givone et Claude Le Péron sont tous originaires de Nantes. A la fin des années 80, j'allais voir ce qu'ils faisaient avec leurs autres groupes. Michel Deshays jouait avec Jean-Claude Givone, qui était un ancien batteur de Jean-Jacques Goldman. C'est comme cela que nous nous sommes rencontrés. Michel a beaucoup de talent. Il a le sens du public. Il sait bien sentir le public. Malheureusement, il n'est pas apprécié à sa juste valeur.
Lance Dixon vu par Michael
J'ai rencontré Jean-François et Lance quand je jouais avec "Week-End Millionnaire". Ensuite, nous avons fondé ensemble le group "Gulf Stream" et nous avons travaillé beaucoup en studio pour divers artistes. Quand Jean-Jacques m'a demandé de former un groupe pour la tournée 84, j'ai tout de suite pensé à eux. Lance et moi avons la même passion pour les avions et le pilotage, en plus de la musique, bien sûr. A l'époque où il n'y avait pas encore de téléphones portables, on s'appelait des cabines à pièces ; le message sur le répondeur de Lance était tellement long que je n'arrivais jamais à lui laisser un message car je n'avais pas assez de pièces. Un jour, je lui en parle ; le lendemain, il avait changé son message : "vous êtes bien chez Lance Dixon, vous pouvez laisser un message après le bip sonore. Si vous êtes pressé, vous pouvez parler avant le bip sonore".
Carole Frédéricks vu par Michael
C'est une copine. Ce n'est pas pareil qu'avec les mecs. On ne peut jamais avoir les mêmes relations avec une fille qu'avec les mecs. Il y a forcément une différence. Les rapports sont faussés dès le départ, parce que c'est une femme. Mais c'est quand-même une amie, bien sûr.
Jean-François Gauthier vu par Michael
J'ai rencontré Jean-François et Lance quand je jouais avec "Week-End Millionnaire". Ensuite, nous avons fondé ensemble le group "Gulf Stream" et nous avons travaillé beaucoup en studio pour divers artistes. Quand Jean-Jacques m'a demandé de former un groupe pour la tournée 84, j'ai tout de suite pensé à eux. En tournée à Tahiti, nous avons joué sur une scène fabriquée en bois, presque sous la pluie. La scène était glissante et JF voulait quitter la scène à un moment pour un besoin urgent. Il a raté la marche mais s'est trouvé pendu à l'envers, coincé par un montant de la scène. Il avait une vilaine coupure sur la jambe mais cela ne l'a pas empêché de finir le concert malgré cette blessure assez grave mais qui aurait pu être pire.
Jean-Jacques Goldman vu par Michael
On s'est rencontrés dans Tai Phong. La première rencontre a eu lieu lors d'une audition de chansons pour un single. On avait tous fait des maquettes. J'en avais fait deux ou trois. On ne s'était jamais vus avant. Ça a fini par un duo entre Jean-Jacques et moi qui s'appelait "Cherry". Il s'est tout de suite produit un déclic entre nous deux. On se voyait tout le temps, alors que l'ambiance au sein du groupe n'était pas terrible. Jean-Jacques, c'est un mec extrêmement intelligent, qui a une sensibilité telle qu'il peut pratiquement, en parlant avec quelqu'un, deviner comment il est. C'est ce qui fait qu'il est fort quand il écrit des chansons pour les autres, puisqu'il arrive à sentir tout de suite en discutant avec les gens comment il faut faire, comment ils ont vécu, etc. C'est quelque chose d'étonnant. C'est aussi un véritable patron dans la mesure où il sait dire ce qu'il faut dire quand il faut le dire. Il sait quand il faut laisser faire et quand il faut arrêter et qu'on doit progresser. Disons qu'il sait prendre une décision importante.
Meivy Jacquot vu par Michael
Meivy est le batteur du trio Dave Mc Key, dont Claude Le Péron est le bassiste. Un jour, ils ont fait un concert à Saint Gildas des Bois, auquel j'ai assisté, avec Christophe Deschamps. Christophe a tout de suite pensé, en le voyant, qu'il serait parfait pour le remplacer. Meivy est un très bon batteur, un très bon percusssionniste, et comme il est jeune et beau, il a plus la cote avec les filles que nous ! Mais comme il est encore très jeune, il ne sait pas s'y prendre ! [rires]
Jean-Félix Lalanne vu par Michael
Je l'ai rencontré pendant une émission de radio de Jean-Louis Foulquier. Il avait joué 'Il changeait la vie" à la guitare… A travers notre instrument, on arrive à lier connaissance avec des gens et par la suite ça continue, parce qu'on a envie de collaborer ensemble et de créer des trucs ensemble. On est sur la même longueur d'onde, comme avec Gildas. Humainement, c'est un amour, c'est un mec très intelligent, très sensible aussi, comme tous les artistes en général. Professionnellement, c'est un véritable virtuose. A la guitare classique, quand il joue, il fait des vagues. Je le désigne un peu comme ça, c'est-à-dire que sa musique bouge comme la mer. On a collaboré ensemble sur des musiques de films. On a fait des chansons ensemble, il a fait unee chanson sur mon album aussi. C'est véritablement un grand musicien.
Claude Le Peron vu par Michael
Je l'ai rencontré pendant les auditions pour l'orchestre de Jean-Jacques. Lui avait rencontré Jean-Jacques dans une émission de Drucker, où à l'époque il jouait avec Souchon. Ça c'est fait assez rapidement, puisqu'il est venu chez moi, on a joué chez moi. C'est quelqu'un qui est tellement facile à vivre, malgré le fait qu'il soit tête en l'air. Il lui arrive des tas de tuiles parce qu'il ne fait pas attention. Mais par contre il a le cœur sur la main, il est adorable avec les enfants, physiquement très courageux, et toujours là pour donner un coup de main. Professionnellement, il a de la chance d'avoir beaucoup de talent, mais comme c'est une feignasse, ce ne sera jamais un virtuose. Mais c'est son talent qui l'emporte, c'est-à-dire qu'il s'en sort avec son talent sans travailler son instrument.
Jacky Mascarel vu par Michael
Jacky est rentré dans le groupe en 1987, parce que c'était un copain de Claude et de Philippe. Eux avaient déjà travaillé avec lui souvent. On avait besoin de quelqu'un qui jouait du clavier et qui chantait bien. C'était le choix évident. Jacky, c'est l'inverse de Claude Le Péron. C'est un fou de travail, qui n'arrête jamais. Il travaille énormément, donc c'est un mec extrêmement efficace. C'est aussi un talentueux chanteur. Et au niveau instrumental, c'est un fou de travail. Donc il travaille jusqu'à ce que ce soit parfait, et on n'est jamais déçu de son boulot.
Christophe Nègre vu par Michael
Comme Claude, Jacky et Christophe Deschamps, il est rentré dans le groupe comme étranger, et c'est devenu un vrai ami. C'est quelqu'un que j'invite avec plaisir à la maison, que je suis content de voir, et chaque fois qu'on peut se voir, on se voit.
Andy Scott vu par Michael
Je bosse avec lui depuis pas mal de temps. C'est mon ennemi héréditaire, puisque c'est un Anglais. Mais c'est quelqu'un avec qui il est très facile de travailler. Il fait partie de la famille.
Jean-Marie Bigard vu par Michael
C'est un être fabuleux. On s'est rencontrés sur les Enfoirés, mais on n'a pas le temps de voir tout le monde à ce moment là. Après il est venu sur la tournée, parce qu'il a utilisé notre scène pour son film. Et là on a bossé ensemble, et donc on s'est vus souvent. C'était vraiment génial. Et depuis, on a gardé le contact, j'ai rebossé avec lui sur son nouveau spectacle. C'est un amour de mec. C'est vraiment un être extraordinaire. Il n'est pas comme il est uniquement à la télé. C'est un authentique vrai. Il est comme ça tout le temps. C'est quelqu'un qui est tout le temps à fond. Il n'y a pas de moyenne avec lui C'est à dire qu'il ne peut pas s'économiser, il ne sait pas faire. C'est tout ou rien : soit il dort, soit il est Jean-Marie Bigard.
Francis Cabrel vu par Michael
J'ai rencontré Francis Cabrel pour la première fois lors d'une émission de télévision, à l'époque de "Je te donne". On a refait le voyage de retour ensemble en avion. Ensuite, on s'est revus lors d'un match de football au profit de la fondation Balavoine, puis de temps en temps, notamment lors des Restos. En 1995, il nous a demandé, à Carole, Jean-Jacques et moi, si l'on voulait venir pour les Rencontres d'Astaffort. C'est là-bas, en mai 1995, que j'ai rencontré Frédéric Kocourek et quelques autres, qui ont participé aux chansons de A consommer sans modération. Je trouve que c'est un chanteur qui n'est pas apprécié à sa juste valeur : c'est une grande voix, un vrai chanteur. Au niveau de la composition, et surtout des textes, c'est un peintre, ou un metteur en scène : quand on écoute Cabrel, on voit les images. C'est quelqu'un de difficile à cerner personnellement, parce qu'il a un humoir noir qui ne te permet pas de savoir s'il est sérieux ou non.
Garou vu par Michael
Je l'ai rencontré pendant les "Restos du Cœur". Je ne le connaissais pas du tout, et c'est quelqu'un d'extrêmement talentueux, de très gentil, et je le reverrai avec plaisir. C'est vraiment quelqu'un avec qui j'ai envie de travailler, avec qui j'ai envie de jouer. Je déteste lui serrer la main. Il est taillé comme un bucheron, et il serre la main comme un bucheron !
Johnny Hallyday vu par Michael
Johnny Hallyday est la seule véritable star française pour moi. Je crois que c'est Florent Pagny qui a dit un jour que c'est un Extra-Terrestre. Il a raison. Il est vraiment en dehors du lot. C'est une force de la nature. Il a invité un tas de gens pour faire des duos avec lui sur son spectacle au Stade de France, mais je pense que personne n'est vraiment de taille pour faire un duo avec lui. Je l'ai rencontré pour la première fois au moment de l'enregistement de l'album "Gang". J'ai une anecdote. Je chantais la chanson "J'oublierai ton nom" devant lui, la version anglaise pour Carmel, et après lui devait chanter sa voix. Au bout d'un moment, il a appelé Jean-Jacques, et Jean-Jacques m'a demandé de partir. Donc je suis allé dire au revoir à Johnny, et il m'a dit "Ecoute, je ne peux pas chanter devant toi, tu chantes trop bien". Venant de lui, je pense que c'est le plus gros compliment qu'on a pu me faire.
Frédéric Kocourek vu par Michael
Je l'ai vu la première fois lors des Rencontres d'Astaffort en mai 1995. Lorsque j'ai lu les paroles de "Va t'en", je me suis dit, "c'est le mec qu'il me faut". C'est un passionné. Il vit ce qu'il fait. Tout ce qu'il fait. Que ce soit du théâtre, des textes de chansons... Quand il fait une chanson, il est dedans. Humainement, c'est quelqu'un d'extrêmement calme, de reposant. On se voit rarement pour travailler ensemble, mais le peu de fois que je l'ai fait, il est reposant. Je suis plutôt énervé, je pars dans tous les sens, et lui, c'est le contraire. C'est quelqu'un d'extrêmement doué au niveau des textes. Il a le don pour trouver les phrases qui tuent : "je t'aimerai encore, je t'aimerai sans toi".
Lââm vu par Michael
Pour moi c'est une petite Edith Piaf. C'est quelqu'un qui a une revanche à prendre sur la vie, et elle est en train de le faire. C'est touchant.
Maxime Le Forestier vu par Michael
Effectivement ce n'est pas vraiment un ami, c'est plutôt une rencontre, c'est-à-dire que je ne sais pas ce que ça deviendra. Il se trouve que Maxime m'a donné ses coordonnées, et je pense qu'on est appelés à se revoir parce qu'on s'entend bien. C'est quelqu'un avec qui je peux passer des heures à discuter. C'est quelqu'un de fabuleux. En dehors de son talent de compositeur, c'est quelqu'un que j'aime beaucoup. On s'était déjà rencontrés à plusieurs reprises, mais on n'avait jamais eu l'occasion de parler autant qu'on a parlé pendant la tournée des Enfoirés 2000. On s'est vus tous les jours, on a eu des véritables discussions. C'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup.
Audrey Sara vu par Michael
Audrey, pour moi, c'est une fille qui sera une grande chanteuse, si elle ne rate pas son entrée dans sa carrière discographique. Pour moi ce sera une des grandes chanteuses futures. J'espère, en tous cas.
Hélène Segara vu par Michael2
Je l'ai rencontrée à l'époque où je faisais les tournées Café-Concert, et elle faisait ça aussi. On s'est branchés tout de suite sur des blagues, ce qui fait qu'à chaque fois qu'on se voit, on se dit, "tiens, tu connais la dernière ?" Je suis vachement content que par la suite elle ait réussi la carrière qu'elle a fait, c'est vachement bien. Ça, c'est un côté très plaisant.
Sirima vu par Michael
Je l'ai très peu connue. Elle devait partir en tournée avec nous en 1989, et cela ne s'est pas fait. Elle était difficile à cerner, parce qu'elle ne s'est jamais ouverte à nous : quand on l'invitait à dîner, elle ne venait pas. On l'a vue aux répétitions, on l'a vue au peu de concerts où elle est venue à Paris. Elle venait d'accoucher, ce n'était pas facile pour elle. Et puis son mec ne voulait pas qu'elle vienne !
Roch Voisine vu par Michael
Comme tout le monde, j'ai découvert Roch Voisine avec "Hélène". La notoriété que m'avait apporté "Je te donne" me permettait de rencontrer les artistes que j'aimais bien. Mais je l'ai surtout connu avec les spectacles des Restos du Coeur. En 1997, pour sa première participation, il a chanté "Sauver l'amour" de Balavoine. Cela a fait l'effet d'une mise au point vis-à-vis de la profession. Tout le gratin du show-bizz a été impressionné par ses talents de chanteur. L'album que lui ont fait Erick Benzi et Gildas Arzel, "Chaque feu", n'a pas marché en France parce qu'en France, on n'aime pas les grandes voix. Johnny Hallyday est la seule exception, mais cela a pris 35 ans ! En France, on ne sait pas apprécier les grandes voix.

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