Les paroles de "J'aime les autres"

On dit que tous les jours se ressemblent
On a perdu le goût d'être ensemble
On s'évite ou c'est tout comme, c'est tout comme
Chacun vit mais pour sa pomme, pour sa pomme
Et moi... J'aime les autres

On a cloué nos portes, nos fenêtres
On se méfie de tout sans connaître
Et l'on parle à des fantômes, des fantômes
On ne voit plus rien des âmes, ni des hommes
Et moi... J'aime les autres

On a codé, cripté nos langages
On dit : Génération de l'image
On ramène tout en somme au minimum
Des W, des points com, des points com
Et moi... J'aime les autres

J'aime les autres
Moi, j'aime les autres
J'aime les autres
(ad lib)


Ce qu'ils ont dit...

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Elle vient d'une idée de Jean-Philippe Hann qui est venu me dire que j'étais le seul à pouvoir chanter ce blues aux couleurs Beatles et Led
Zeppelin. Dès que je l'ai écoutée, je suis tombé d'accord avec lui sans hésiter. Sur cette maquette, tout était chanté en yaourt, à
l'exception de cette phrase que j'ai choisie pour le titre. Je l'ai trouvée géniale et j'ai appelé Frédéric pour qu'il écrive un texte
parlant des gens qui ne communiquent qu'à travers le web sans jamais se rencontrer. J'avais envie d'aborder ce thème, très actuel
d'ailleurs.

Du blues pour nous
Tout chanson, janvier 2005


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Françoise Rauzier :
"J'aime les autres" évoque le manque de communication. Crois-tu que de nos jours elle est plus en danger que ce
qu’elle a été il y a quelques années en arrière ?

Michael Jones : Ce n’est pas une question de manque de communication parce que j’ai déjà une chanson qui s’appelle "Hey Mister" qui parle de
ça. C’est que, aujourd’hui, c’est la fausse communication. Par exemple, je me rends compte que moi, quand j’étais môme et que j’allais à
l’école, je n’avais aucun problème pour retrouver mes copains après. Les mômes d’aujourd’hui doivent passer vingt textos et dix coups de fil
pour se fixer un rendez vous. C’est incroyable ! Je me rends compte aussi aujourd’hui, qu’il y a des tas de gens qui restent chez eux
devant leur ordinateur à communiquer avec le monde entier et qui ne regardent jamais personne dans les yeux. Il n’y a plus de contact
physique. Et c’est le contact physique, le contact réel qui crée des liens, pas les contacts virtuels. Parce que le web, c’est bien gentil,
on peut communiquer avec quelqu’un qui est à 2 000 km, mais il n’y a pas de contact réel.

Françoise Rauzier : On ne le connaîtra jamais…

Michael Jones : Voila ! Il y en a qui arrivent à se rencontrer et peuvent même former des couples, mais ce sont des exceptions. Je me rends
compte que ce sont des rencontres éphémères.

Michael Jones : Et moi je me dis qu’il n’y a rien de mieux. Je suis resté gallois dans l’âme : nous, quand on voulait aller rencontrer des
gens, on allait au pub, on se prenait une bière et on parlait. Et ça, il n’y en a plus. Mais en France ça fait longtemps qu’il n’y a plus de
ça.

Rencontre avec Michael Jones
Exclusivité "Michael Jones on the web", 19 mai 2005