Les paroles de "Déjà demain"

Quelle heure est-il ?
Quarante ans passés
C'est pas facile
D'accepter l'heure qu'il est
Pour beaucoup il est tôt mais pour moi il est tard
Quand j'vois tous ces regards qui n'sont pas dans les miens
Plus l'temps d'changer de look, c'est déjà demain

Quel temps fait-il ?
C'est un jour de pluie
Le temps s'habille
Avec des cheveux gris
Il est tellement patient qu'il me peindra les miens
Lui il a tout son temps, moi je n'ai pas le sien
Plus l'temps d'changer de coupe, c'est déjà demain

C'est déjà demain
C'est déjà demain
C'est déjà demain
C'est déjà demain
Tout un avenir derrière moi
Que j'peux plus rattraper
Toujours la force de le suivre
Mais pas d'le remonter
Plus l'temps d'changer de refrain, c'est déjà demain

Quelle heure est-il ?
Quarante ans passés
C'est pas facile
D'accepter l'heure qu'il est
Pour beaucoup il est tôt mais pour moi il est tard
Quand j'vois tous ces regards qui n'sont pas dans les miens
Plus l'temps d'changer de look, c'est déjà demain

A peine tu sais aimer
Que les autres apprennent
A peine tu sais pleurer
Que les autres comprennent
Quand j'ai voulu donner
On m'a laissé sans rien
J'ai voulu embrasser
On m'a serré la main
Plus l'temps d'changer de sexe, c'est déjà demain

C'est déjà demain
C'est déjà demain
C'est déjà demain
C'est déjà demain
Tout un avenir derrière moi
Que j'peux plus rattraper
Toujours la force de le suivre
Mais pas d'le remonter
Plus l'temps d'changer de refrain, c'est déjà demain


Ce qu'ils ont dit...


Platine : Dans "Déjà demain ", on trouve une phrase étonnante : "Plus le temps de changer de sexe, c'est déjà demain". Quel est son sens ?

Michael Jones : Que le temps passe horriblement vite. Je me souviens d'un temps où j'avais 16 ans, j'avais envie d'en avoir 18...

Platine : Regrettes-tu d'avoir voulu accélérer le temps ?

Michael Jones : Oui, j'ai une fille de 21 ans et je ne l'ai pas vu grandir. J'en ai une autre de 2 ans et demi et je veux davantage prendre le temps avec elle.

Goldman marche seul... les confidences de Fredericks, Jones et Arzel
Platine Magazine, décembre 1997
Propos recueilis par Ludovic Perrin et Gilles Cianfarani

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J'aimais bien la chanson quand Jean-Félix Lalanne me l'a proposée, parce que cela était en train de m'arriver : cela parle de quelqu'un qui a dépassé la quarantaine. Je la trouve touchante. C'est un constat. Le temps passe vite. Il faut tout vivre pleinement, parce que l'on n'a pas le temps de se retourner que c'est déjà fini. Plus on vieillit, et plus le temps passe vite. C'est ça qui est terrible.

Michael Jones
Entretien exclusif pour "Michael Jones on the web", juillet 2000


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J'avais écrit un premier jet de "C'est déjà demain", un premier texte, sans penser à Michaël. C'est une chanson que j'avais composée avant et j'avais juste une première idée de texte que j'ai complètement changée quand j'ai su que Michaël aimait la chanson. J'ai pensé naturellement à tout ce qu'on peut vivre entre les années galères et les années fastes et en pensant à Michael, j'ai vu un mec traverser le temps sans que le succès ou la galère n'aient une quelconque incidence sur lui. C'est une chanson de bluesman, de quelqu'un qui, à un moment donné, regarde l'heure qu'il est et qui voit quarante ans passés, sans en être spécialement atteint. C'est plutôt quelqu'un qui, d'un coup, se rend compte que ce temps-là est passé, parce que justement, pendant ce tout ce temps il n'avait jamais regardé l'heure.

Jean-Félix Lalanne
Entretien exclusif pour "Michael Jones on the web", juillet 2000