Les paroles de "dans la fumée "
Elle avait l’habitude
De s’endormir sur son épaule
Et la certitude
Que rien ne peut changer les rôles
Jusqu'à ce matin
Mauvais présage son message, elle le sent bien
L’écran de télé
Elle regarde son monde s’écrouler
Il faudra continuer
Il faudra bien même si jamais
Jamais les fleurs n’ont poussé
Dans les ruines dans la fumée
Elle qui voyait
Leur destin tracé doré
Elle sait maintenant
Ce que l’on tient s’aime au présent
Il faudra continuer
Il faudra bien même si jamais
Jamais les fleurs n’ont poussé
Dans les ruines dans la fumée
Elle se saoule de sa voix
Sur le répondeur
Je t’aime, je pense à toi
Je t’aime, je te quitte et j’ai peur
Il faudra continuer
Il faudra bien même si jamais
Jamais les fleurs n’ont poussé
Dans les ruines dans la fumée
Ce qu'ils ont dit...
---------------------------------------------------------
Michael Jones : Elle parle du 11 septembre. C'est Philippe Brémant, mon avocat, qui l'a composée. Un jour, il me l'a faite écouter et je lui
ai dit : "J'en pense tellement de bien que je vais la prendre pour mon nouveau disque". Il en a été ravi. Je l'ai réenregistrée chez moi, à
Lyon, en laissant certaines des guitares que mon avocat avait maquettées car elles étaient très bien. Les chœurs ont été effectués par Emile
et Mario du groupe Image. Une belle réalisation collective.
Du blues pour nous
Tout chanson, janvier 2005
---------------------------------------------------------
Françoise Rauzier : Pour "Dans la fumée", tu évoques les événements du 11 septembre 2001, mais moi, il me semble que tu as préféré
sous-entendre que d'être précis dans tes textes.
Michael Jones : Oui, parce que je n'avais pas envie qu'on croit que je profite de la situation. Je ne voulais pas profiter de cela. Je
voulais juste marquer le fait que… En fait, il faut que je raconte l'histoire de plus loin. J'étais en studio avec Jean-Jacques pour
l'enregistrement de "The Quo's in town tonite". En partant du studio, j'ai pris le RER et je me suis fait agresser par une bande de jeunes.
Donc, j'ai passé une nuit terrible parce que je suis allé à l'hosto, j'ai passé la nuit aux urgences… Le lendemain, j'arrive au studio pour
finir la chanson. Là, on a les images du premier avion qui rentre dans la première tour. Et on vit la journée : on voit le deuxième avion
qui rentre dans la tour et après on voit la première tour qui s'écroule puis la deuxième tour qui s'écroule, avec ces gens qui sautent de la
fenêtre et tout. Et là, je me dis que ce qui m'est arrivé hier, c'est rien. En général, quoi qu'il puisse nous arriver, il peut y avoir
pire. Et donc, tout ce qu'on a de bon dans la vie, il faut le saisir. Il faut en profiter. Il ne faut pas remettre au lendemain ce qu'on a
aujourd'hui, il faut le prendre. Il faut croquer la vie à pleines dents.
Françoise Rauzier : C'est ton avocat qui a écrit : "Dans la fumée". Ça lui arrive souvent de te proposer des textes ou ça a été l'occasion ?
Michael Jones : C'est mon avocat qui a écrit la musique.
Fleur Delorme : Ah, c'est la musique !
Michael Jones : Oui, et le texte a été écrit par un copain guitariste qui est aussi patron dans un magasin de guitares à Lyon chez qui
j'achète tous mes trucs. En fait, ils sont trois à avoir écrit la chanson. Il y en a un qui n'a pas de pot, il s'appelle Bruel [rires]. Mais
c'est Gaël. En fait, ce sont des potes avec qui je joue quand je suis à Lyon. C'est comme ça que ça s'est fait.
Françoise Rauzier : Ton avocat, le compositeur c'est Philippe heu…
Michael Jones : Philippe Brémant. En fait, ce sont Philippe Brémant et Gaël Bruel les compositeurs et c'est Patrick Tanzilli qui a écrit le
texte.
Rencontre avec Michael Jones
Exclusivité "Michael Jones on the web", 19 mai 2005 |
|